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 morning light forgives the night ⟳ ft. goldie

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» Jeremiah Drysdale «
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hunter avenger
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MessageSujet: morning light forgives the night ⟳ ft. goldie   Lun 9 Avr - 19:06

De dire que le plan de Jeremiah ne s’était pas déroulé comme prévu était un délicat euphémisme. Il aurait été plus juste de dire qu’il était sérieusement dans la merde. La veille, au crépuscule, un discret speakeasy avait succombé de façon peu discrète à un énorme et mystérieux incendie. Qui, à cause d’une étrange malfonction du système de gicleurs, avait assez pris d’ampleur pour détruire tout le bâtiment à un niveau structurel. Le tout s’était effondré, ce avant quoi les pompiers n’avaient pas pu entrer, le brasier ayant été considéré trop intense pour y risquer leur peau. Miraculeusement, il n’y avait eu aucun mort. Et seulement un blessé. Jeremiah savait tout cela car il était ce seul blessé, ainsi que l’auteur de cet incendie. Rien de cela n’aurait été bien dramatique, à part le fait qu’il avait eu la frousse de sa vie et que sa proie avait pu s’échapper pour aller lécher ses plaies pour ensuite venir lui régler son compte de la manière la plus douloureuse que son esprit pervers pouvait bien imaginer… À bien y penser, il était aussi dans la merde de ce côté. Mais le retour de Wallace n’était pas son inquiétude principale en ce moment. Ce titre revenait au fait qu’il était assis sur la banquette arrière d’un véhicule de police qui lui faisait la navette entre sa chambre d’hôpital et le poste. Et ils ne faisaient pas ça pour être gentils, malheureusement. Il n’était pas officiellement un suspect, alors qu’il était la seule victime du tragique incident, mais il l’était certainement officieusement, lui qui était tombé littéralement du balcon du bar presque dans les bras des agents de la paix posté à l’arrière du bâtiment.

Il s’était réveillé quelques heures plus tard à l’hôpital. On lui avait fait une transfusion car il avait « perdu une quantité impressionnante de sang par sa blessure au cou » selon ce qu’il avait pu entendre de la conversation entre le médecin et les policiers. No shit Sherlock. Il devait être le mystère médical de l’année, lui qui était sorti d’un building en feu, littéralement lui-même en feu, mais s’en était sorti sans aucune brûlure. Ses seules blessures, des égratignures au visage et sur les mains, quelques contusions au ventre et au torse, et une immense morsure dans le cou, ainsi que des griffures. Il aurait très bien pu s’être battu avec un ours à l’intérieur du brasier. La réalité n’en était pas très éloignée.

Il ne serait probablement pas rendu très loin dans l’état où il était, aucune chance qu’il ait pu rejoindre Hunter ou un autre allié des chasseurs en ville. C’était donc un certain coup de chance d'atterrir aux pieds des policiers. C’était malheureusement aussi un coup de poisse incroyable. Ses activités étaient très peu légales, si jamais il se faisait prendre, c’était la prison assurée, ou du moins, la fin de la chasse, certainement. Le fait qu’aucune carte d’identité n’ait été trouvée sur lui puait certainement au nez des flics (en plus de faire qu’il avait à payer les soins hospitaliers de sa poche… enfin celle de Fergus, qui allait lui passer le savon de sa vie). Donc, ce matin, alors qu’il recevait son congé, pensant pouvoir sortir de l’hôpital avec son horrible accoutrement péché dans les objets perdus ou donnés (comprendre: portés par des gens qui étaient probablement morts maintenant), c’était deux policiers qui l’attendaient à la sortie. Ils avaient été polis, donnant le choix à Jeremiah de prendre leur voiture pour aller au poste ou d’y aller à pied. Il n’avait guère le choix. Enfin, il connaissait ses droits, il avait le choix de dire non tant qu’ils n’avaient pas de mandats d’arrestation contre lui, mais quelque chose lui disait qu’il était plus sage d’obtempérer et de profiter du fait qu’on ne lui passait pas les menottes.

Il tenta de penser à autre chose que la blessure de son cou qui lui faisait serrer les dents à chaque arrêt de la voiture où la ceinture de sécurité venait appuyer sur son bandage. Il avait jeté les antidouleurs qu’on lui avait prescrit dans la cuvette aussitôt qu’il avait pu, mais maintenant, il devait faire avec. Il allait probablement devoir passer un coup de fil à Hunter pour recoller les morceaux, les nombreux points de suture qui lui avaient été faits laissaient entendre que la cicatrice ne serait pas belle à voir. Pour se distraire de la douleur, il tenta à mettre en place sa version des faits, il en aurait probablement besoin. Ils arrivèrent finalement au poste. L’Écossais plissa les yeux en sortant de la voiture. Était-il déjà venu ici ? Il n’arrivait plus trop à se rappeler dans quel contexte. Enfin, il allait bien finir par le savoir, alors que les deux agents l’invitaient à le suivre d’un ton ferme qui laissait transparaître l’idée qu’ils s’étaient fait déjà de son innocence. Lorsqu’il entra dans le commissariat, ses souvenirs lui revint. Il se rappela soudainement de la raison de sa visite en ces lieux. Et ce n’était pas une bonne nouvelle. Il emboîta rapidement le pas aux policiers en priant pour ne pas le croiser entre le lobby et la salle d’interrogatoire où ils allaient probablement l’enfermer pour le reste de l’avant-midi. Mais la chance avait fini de lui sourire. Alors qu’ils tournaient le couloir, il vit d’abord le policier devant lui hocher la tête pour dire bonjour à quelqu’un et fut saisi d’un mauvais pressentiment. Pressentiment qui s’avéra être plus de l’ordre d’une prémonition alors que se dessinait la silhouette d’un grand blond aux épaules carrées, habillé d’un sarrau blanc près d’une machine à café. Jeremiah fourra les mains dans ses poches et pencha la tête entre ses épaules, espérant attirer le moins d’attention possible et que le principal intéressé soit trop concentré dans sa conversation avec l’autre personne présente à la machine pour le voir passer. Mais comment pouvait-il passer inaperçu, affublé comme il était d’un t-shirt trop grand d’une école qui lui était inconnue sur laquelle d’autres inconnus avaient signé leurs noms, un blazer brun datant certainement des années 70 et de jeans beaucoup plus serrés que ce qu’il était habitué de porter. Au moins il avait pu garder ses chaussures. Il devait avoir l’air d’un piteux chevreuil devant les phares d’une voiture lorsqu’il fut inévitable, par l’angle du couloir, que Goldie ne le remarque pas. Jeremiah resta silencieux, se mordant nerveusement l’intérieur de la joue avant de suivre les policiers, tournant dos au médecin légiste. Il n’était pas question qu’il le salue ou quoi que ce soit, il ne voulait pas l’incriminer.

Les policiers lui ouvrirent donc la porte de ce qui était, comme prévu, une salle d’interrogatoire. Cependant, ils n’entrèrent pas avec lui, lui demandant de les attendre quelques instants. Le jeune homme alla donc s’asseoir avec un soupir. Lorsque la porte se ferma, il laissa tomber sa tête sur la surface de la table d’interrogation, grognant un juron excédé. De tous les commissariats, il fallait qu’il tombe sur celui de Goldie et il fallait en plus que Goldie l’aperçoive. La poisse la plus totale. Il se redressaavec une grimace, se calant dans l'inconfortable chaise de métal, se rendant compte qu’il venait de tirer allègrement sur ses points de suture et que ceux-ci se vengeaient sans vergogne. C’était parti pour être un avant-midi génial, pas de doute.
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» Samuel Moore «
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humain ignorant
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MessageSujet: Re: morning light forgives the night ⟳ ft. goldie   Ven 20 Avr - 23:25

Un sucre et deux laits. C’est comme ça que Goldie prend son café. Il n’a aucuns problèmes à le prendre noir, seulement il trouve deux bénéfices distincts à cette addition : 1) cela lui permet de le boire plus rapidement, étant légèrement moins chaud et moins amer et 2) cela lui donne une excuse pour passer plus de temps hors de la morgue pour socialiser près de la machine à café. Ce n’est pas qu’il s’ennui, se sente seul ou ait vraiment un désir profond de connaître les activités du weekend de Tresha, l’aînée des réceptionnistes, mais bien qu’il était bon pour lui et sa carrière de se garder informer de ce qui se passe dans le poste, à la surface.

Sa routine était simple : se garer au plus bas niveau du stationnement souterrain, accrocher son manteau dans son bureau, changer ses chaussures, mettre son repas au frigo, enfiler son sarreau, jeter un coup d’œil aux dossiers et nouveaux arrivants à la morgue, puis monter chercher son premier café de la journée. Chevelure désinvolte, lunettes perchées sur son nez, sarreau tombant sur sa chemise bleu à motif d’ancre marin, tasse au logo de la station à la main, il sourit de son Golden Smile en écoutant sa collègue lui raconter les deux bagarres de bar dans lesquelles elle a dû intervenir la veille. Il fait tourner sa tasse doucement, pour en mélanger le contenu ; il n’utilise jamais les bâtons de bois ou les pailles offertes près de la machine à café.

Si on lui avait demandé comment il pensait que sa journée se serait déroulée, il aurait décrit un jour bien ordinaire. De une à deux autopsies, tout dépendamment de la complexité du cas et du salon funéraire choisit par les familles, peut-être répondre à quelques mails pour des témoignages d’expert médicaux en cours de justice ou le 5 à 7 de retraite de Robert, à la fin du mois. Il n’aurait jamais cru voir Jeremiah. Même si on lui avait dit qu’il le croiserait aujourd’hui, Goldie aurait – naïvement – pensé à une visite spontanée, tirant sur le romantisme.

Mais alors qu’il porte sa tasse à ses lèvres pour prendre une gorgée de son café après avoir salué joyeusement un policier passant par le couloir le plus près de la petite cuisinette du poste, Goldie stop son mouvement pour fixer son attention sur la personne suivant ledit policier. Vêtu d’un veston brun qui semble avoir capturé toute la poussière du poste comme un aimant, de pantalons trop étroits pour lui – ses jambes sont moins maigres qu'il ne le pensait – il semble être sortie tout droit de l’enfer : sa peau est pâle, ses traits tirés, son visage couvert d’une barbe de quelques jours, et Goldie pense voir le coin d’un pansement sur la partie de son cou visible.

Il est si choqué de ne pas le voir vêtu de noir que cela lui prend un moment avant de réalisé que ses collègues viennent de l’enfermer dans l’une des salles d’interrogation. Il cligne des yeux et fait quelques pas dans la direction de la salle avant de s’arrêter. Minute. Il n'a pas le droit de rentrer dans ces salles. Ou, du moins, aucune bonne raison de le faire. Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi Jeremiah est-il ici? Ici, dans une salle d’interrogation. Est-ce… à propos de lui? De leur deal? De son partage d’information illégal? Mais personne n’a semblé lui lancé de regard, en rentrant… Est-ce à propos de Jeremiah, alors, de la raison pour laquelle il a besoin de ses informations?

Il ouvre la bouche, prêt à interpeller ses collègues qui se dirigent vers leurs bureaux, mais se retient, encore une fois. Il ne peut pas simplement aborder un policier en demandant à savoir ce qui se passe avec Jeremiah. Pas lorsqu’il ignore la gravité de la situation. Il tourne les talons et file à l’entré, allant s’appuyer au comptoir de la réception. Il attend que la réceptionniste ait terminé son appel téléphonique, prenant une longue gorgée de café, avant de parler nonchalemment, un sourire aux lèvres.

«Hey Tresha, tu sais ce sur quoi George travaille en ce moment?»

« George Phillips ou Georgie? » demande-t-elle en levant les yeux vers lui, replaçant ses lunettes carmines sur son nez.

« Phillips,» confirme Goldie, « Il vient de revenir avec quelqu’un. Une plainte? »

« Hmmm, laisse-moi vérifier, mon chou. »

Goldie la remercie en prenant une nouvelle gorgée, ses doigts pianotant distraitement sur le bord de sa tasse. Après quelques secondes, elle ramène son attention sur lui, pivotant sur sa chaise. « Oh, il est sur le cas de l’incendie de cette nuit, à Soho. » Goldie hausse un sourcil. « Le gros incendie qui a détruit deux blocs appartement? »

Tresha hoche la tête, puis hausse les sourcils. « Pourquoi tu t’y intéresses? » Goldie a un grand sourire, se redressant. « Je voulais simplement savoir si George allait être très occupé, ce matin. Je voulais lui parler voiture. » Il fait un clin d’œil à la réceptionniste, la remerciant en tournant les talons. Il passe devant la porte de la salle d’interrogation, pensif.

Jeremiah est-il un témoin, une victime ou un suspect?
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