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 breathe in, breathe out ▬ rosalie

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MessageSujet: breathe in, breathe out ▬ rosalie   Sam 3 Sep - 22:40

Le soleil termine sa descente, à l’horizon, la petite maison familiale projetant son ombre de guingois sur la rue. Ce fût une belle journée ensoleillée, mais au vent froid de l’est, apportant un peu de fraîcheur en cette fin d’été dans la capitale anglaise. Contrairement aux humains, le vent frais n’aide pas Hyacinthe à supporter le soleil : ce dernier, avec ses rayons impitoyables, l’épuise de façon monumentale. C’est pourquoi il dû attendre que l’astre termine sa chute derrière l’horizon avant de sortir de son antre.

Et le voilà, hésitant, debout dans la noirceur, tenant dans ses mains gantés un livre et une lettre. Il n’avait pas prévu laisser de notes à sa belle aujourd’hui, mais le hasard semblait décidé à le pousser vers elle. Après tout, il ne la suivait guère ce jour-là, il était sorti de son antre pour aller faire des courses simples et alors qu’il était sur son chemin, il la vit : sa belle aux cheveux d’azure, prenant le thé sur la terrasse d’un petit café.

Oh, combien de temps il a passé à regarder sa Rose à l’ombre d’un auvent, bien appuyé sur sa canne. Il ne se souciait guère des passants, bien qu’eux commençaient lentement à se soucier de lui : il faut dire qu’il n’est pas vêtu comme le sont normalement les badaud en une si belle journée. Son fidèle chapeau de passeur de journaux fiché sur le crâne, il avait troqué son gros manteau pour une chemise noire boutonnée jusqu’au col avec un cardigan bleu marin, ses longs jeans noirs accentuant la maigreur de ses jambes en plongeant dans ses grandes bottes. Inévitablement, une personne serait venu le voir pour lui demander s’il a besoin d’un peu d’eau : il pouvait facilement donner l’impression qu’il avait un malaise dû à la chaleur.  Toutefois, sa belle se leva précipitamment pour quitter l’endroit : était-elle en retard ?

Cela ne pris qu’une seconde au vampire pour apercevoir le livre posé sur la table, oublié par la jeune femme. Rapidement, avant qu’un serveur ou un client ne s’en empare et qu’il disparaisse à tous jamais, le vampire s’en saisit, s’éloignant ensuite du café. À l’ombre d’une ruelle, il observa l’objet avec révérence : l’un des tomes de la saga de C.S. Lewis, un signet dépassant à peine du haut des pages. Pendant un bref instant, Hyacinthe considéra garder l’ouvrage, le poser sur son bureau, lire et relire ces pages que les doigts délicats de la belle ont touchés… puis, sa raison l’emporta : Rosalie serait probablement très heureuse qu’on lui rapporte son livre oublié.

Toutefois, l’été est la saison Némésis du vampire : déjà si faible sous le soleil, il est encore plus épuisé lorsque les journées s’allonges. C’est une des raisons pourquoi ses lettres d’admiration envers la belle se sont amenuisés durant l’été, n’en envoyant plus qu’une par mois.

Il vit, dans ce livre oublié, l’occasion d’en rédiger une nouvelle ; ce qu’il fit durant la journée.

Et le voilà, maintenant au pas de la porte de Rosalie. C’est la première fois qu’il est aussi près de sa demeure : il envoi normalement ses rats porter ses missives, mais ce livre était bien trop lourd pour eux. De plus, il ne voudrait pas qu’ils l’abîment par mégarde. Nerveux et humble, il se penche doucement pour poser le livre et la lettre sur le pas de la porte, s’imaginant le sourire lumineux de celle aux cheveux couleur de ciel en retrouvant son bien.

Mais alors qu’il venait de laisser le livre glisser de ses doigts fins, la porte face à lui s’ouvrit rapidement. Il avait été si déstabilisé par sa proximité à la demeure qu’il n’avait guère entendu les pas de la jeune femme qui se tenait maintenant devant lui, son visage surpris reflétant le siens, levé vers elle.

Lorsque l’horreur de la situation le frappa enfin, il tenta de reculer brusquement pour prendre la fuite, mais son mouvement lui fit perdre l’équilibre et échapper sa canne.

Dans l’éco du bâton frappant l’allée, le vampire s’étala au sol devant l’élue de son cœur.

Jamais il n’a autant souhaité être frappé par la foudre qu’à cet instant précis.
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MessageSujet: Re: breathe in, breathe out ▬ rosalie   Dim 11 Sep - 1:33

La fin de l'été signifie le retour en classe et, dans le cas de Rosalie, quelques jours de répis avant que son lieu de travail soit de nouveau envahi par les étudiants. Elle adore l'énergie des nouveaux étudiants, leurs sourires quand elle peut leur faire épargner un peu d'argent; elle aime moins rentrer chez elle déjà prête à se mettre au lit. C'est un peu en préparation de cette période de l'année qu'on lui avait accordé un petit congé, son premier depuis un long moment. Elle avait 4 jours devant elle pour se reposer!

Déterminée à décompresser pour de bon, elle n'avait rien prévu en particulier pour ses vacances; elle irait où son coeur la mènerait le matin même. C'est comme ça qu'elle se retrouve sur la terrasse d'un de ses cafés préférés, le nez plongé dans un roman qu'elle a relu beaucoup trop de fois. Son cellulaire vibre soudainement et elle grimace en voyant le contenu du message: il fallait bien qu'il y ait une urgence au travail lors de sa première journée de congé. Elle n'a pas le cœur de refuser et répond qu'elle y sera dès que possible.

C'est juste avant de partir du travail qu'elle réalise qu'elle a oublié son roman au café. Il est trop loin pour y retourner aujourd'hui, mais par chance, elle trouve une autre copie à la bibliothèque. Ça lui fait drôle d'emprunter un livre qu'elle a techniquement déjà à la maison, mais maintenant qu'elle a commencé sa relecture, elle n'a pas envie d'attendre trop longtemps.

Heureusement, son escapade à la bibliothèque ne lui coûte que quelques heures de sa journée. Arrivée à la maison, elle décide qu'il fait encore assez beau pour s'occuper de ses plantes. Elle dépose le roman sur son étagère, son regard s'arrêtant sur les enveloppes posées dans un panier au bout de celle-ci, sur son herbier. Elle a depuis un moment arrêté de les lire et relire pour essayer d'en comprendre la signification, mais la jolie calligraphie et les fleurs qui ornent chaque carte gardent une place dans la pile de lettres.

Ce n'est pas qu'elle ne réalise pas que toute cette situation est étrange... si elle avait à en parler à une amie, elle sait très bien qu'on lui dirait de se méfier. Malgré tout, elle a du mal à se dire qu'il pourrait y avoir de mauvaises intentions derrière de si beaux mots écrit avec tant de soins. Et puis il y a quelques années, ce genre de geste aurait été romantique, non? Rosalie ne peut imaginer quelqu'un avoir de tels sentiments pour elle, mais... Elle se demande parfois si les enveloppes ne sont pas destinées à une voisine, ou une personne qui aurait habité ici avant elle.

Les lettres ne lui causaient pas problème avant que ce soit sa tante qui en ramasse une et que Rosalie soit complètement incapable de lui mentir. Même si sa tante n'avait rien fait pour l'instant, Rosalie espérait qu'elle n'en trouve pas d'autres. Elle soupire et se tourne vers son lit, faisant de son mieux pour se changer les idées. Jetant sa robe sur son lit pour l'instant, elle enfile un capri pastel plus approprié pour travailler à l'extérieur et une chemise légère. Le simple fait de remonter ses manches et d'attacher ses cheveux est assez pour lui redonner un peu de motivation.

Rosalie ne s'attend certainement pas à tomber face à face avec un étranger en ouvrant la porte menant au jardin. Ils n'attendent pas de visite et son visage est vaguement familier, même s'il parait un peu jeune pour être un ami ou collègue de sa tante ou son oncle... il recule avant qu'elle puisse le questionner, ce qui la surprend un peu, mais pas autant que ce qui suit. Tout se passe si vite que la petite fleur prend quelques secondes à réagir.

« Est-ce que ça va!? »

Elle s'est accroupie pour l'aider à ramasser ses choses, ayant remarqué la canne dont il a peut-être besoin pour se relever. Par réflexe, elle retourne le livre dans ses mains pour lire l'endos, reconnaissant aussitôt que c'est celui qu'elle a oublié ce matin. Ce n'est pas si choquant: son nom est dans le livre, après tout. Ce qui la surprend, c'est l'écriture familière sur l'enveloppe. Elle l'a lue assez souvent pour la reconnaître, il n'y a aucun doute que c'est une des lettres de son admirateur (l'appeler ainsi lui fait monter le rose aux joues chaque fois, mais elle ne connait pas son nom.)

Ses pensées se succèdent trop rapidement, mais c'est un bruit derrière elle qui la fait paniquer: il y a quelqu'un à la maison. Le livre et la lettre encore à la main, Rosalie tend sa canne à l'étranger avant de prendre son autre main pour le traîner à l'intérieur, doucement mais fermement.

Elle marche aussi rapidement que l'autre lui permet, soulagée que sa chambre soit si près de l'entrée: ils n'ont que quelques pas à faire une fois à l'intérieur de la maison. La porte de sa chambre est aussitôt barrée derrière elle: pas question que sa tante y entre en ce moment. Elle lâche sa main et dépose le livre, beaucoup plus intéressée par la lettre qu'elle tient encore.

« Est-ce que c'est toi qui l'a écrite? »

Impossible pour Rosalie d'hausser la voix. À vrai dire elle essaie de parler aussi bas que possible pour ne pas qu'on l'entende à l'extérieur, mais son ton est insistant.
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MessageSujet: Re: breathe in, breathe out ▬ rosalie   Lun 19 Sep - 21:36

Le ciel, noir et bleu comme l’océan profond d’un côté, rouge et orangé comme les flammes de l’enfer de l’autre, est tout ce que peut voir Hyacinthe, renversé sur le sol. En cet instant, le vampire a réellement le sentiment qu’il s’agit de la fin du monde : les boules de feu d’un Dieu en colère vont s’abattre sur lui, incarnation humaine de Sodome et Gomorrhe. Il ne lui en tiendrait pas rigueur. En réalité, il en serait même reconnaissant : plutôt être écrasé à ce moment précis par un météore enflammé que de faire face à la réalité et subir l’humiliation d’être découvert ainsi par sa belle.

« Est-ce que ça va!? »

Hélas, le seigneur semble vouloir le torturer, aujourd’hui. Le vampire ferme les yeux avec force, accumulant du courage, puis se redresse rapidement sur ses mains, cherchant sa canne à tâtons en essayant d’éviter le regard de la jeune femme. Hyacinthe ne réponds pas. Dans son état de panique, il n’a qu’une seule envie : récupérer ses biens et fuir avant qu’elle ne puisse se souvenir de son visage. Il fige de nouveau lorsque, d’un rapide coup d’œil de biais, il aperçoit Rosalie tenir sa lettre. Les yeux écarquillés, les lèvres entrouvertes sur une plainte horrifiée qui se ferait entendre s’il avait de l’air dans les poumons à ce moment, il songe un moment à la lui arracher des mains, mais avant qu’il ne puisse s’exécuter, la belle lui tend sa canne.

Surpris, il sursaute avant de la saisir – plus par automatisme qu’autre chose – et il ne réalise pas immédiatement que son autre main est dans celle de la belle, qui l’aide à se relever. Qui aurait cru qu’un vampire deux fois centenaires serait pris au dépourvu par une main si délicate, au point de se laisser entraîner, clopin-clopant, à l’intérieur de la demeure, ses iris turquoise fixés sur les doigts dorés de la jeune femme enserrant sa main blanche et squelettique.

Hyacinthe trébuche presque contre son propre pied en entrant dans la chambre, tant son attention est prise ailleurs et ce n’est que lorsque la main de Rosalie laisse la sienne qu’il reprend contact avec la réalité. Chambre. Porte verrouillée. Lettre. Rosalie.

« Est-ce que c'est toi qui l'a écrite? »

Si c’était possible, le vampire serait encore plus pâle qu’il ne l’est normalement. La voix douce et basse de sa belle, mais sérieuse et sans réplique. Que dire? Que faire?! Il serre sa canne très fort, appuyer dessus, alors que sa main libre s’écrase contre ses yeux. Il ne veut pas la regarder dans les yeux, il ne veut pas voir la déception dans son regard lorsqu’elle comprendra que c’est lui qui lui envoie ces lettres depuis tout ce temps. Il serre la main en un poing pressé contre son front. Il ne veut pas être témoin de son dégoût, il ne veut pas entendre sa belle voix se moquer de lui, il…

...il ne respire pas. Brusquement, il redresse la tête et prend une bouffé d’air, comme s’il sortait d’un lac. Il ne doit pas oublier de respirer : qu’elle se rende compte de son inhumanité serait pire que toute autre chose. Inspire. Expire.

« J-je-je – »

De parler et respirer tout à la fois est soudainement très difficile à faire. Il doit faire pitié avec ses vêtements couverts de poussière, des mèches de cheveux noirs collés à son visage par sa chute et sa nervosité évidente. Sa voix basse et enrouée n’aide pas. Il se mord la lèvre, essais de nouveau.

« Je-je ne, je n’ai p-pas – »

Il secoue la tête comme pour renier toute relation avec l’enveloppe, la désignant d’un doigt. Sa main est couverte de taches d’encres. Très crédible. Ça ne marchera pas. Il ne peut pas s’en sortir. Il est piégé. Son souffle haché, il ne sait que dire, observant la lettre dans les mains de sa belle. Il lève les yeux sur son visage, enfin, les mots s’étranglant dans sa gorge. Il se mord la lèvre de nouveau, alors que les secondes passent et il semble sur le point de pleurer, ses yeux luisant faiblement. Il laisse retomber sa main. Il hoche la tête. Il a peur.

« …ne-… ne me dé-déteste pas… »

Jamais ces mots n’ont franchi les lèvres du vampire auparavant. Observant le doux visage de la femme aux cheveux bleus, il se demande brièvement s’il s’agit là de la dernière fois qu’il osera la regarder.
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