AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
» Louka Orlov «
avatar

tribu shadow lords
Messages : 29

MessageSujet: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Sam 27 Aoû - 5:51

Il y avait près de quarante-cinq minutes qu'il attendait, appuyé sur le coin du mur d'un immeuble, là où travaillait sa victime. Sa cible. Son contrat. Il s'était fait payer une jolie somme d'argent pour que son client ait la tête du gars qu'il s'apprêtait à tuer. Il attendait, patient, que sa cible se pointe le bout du nez. Du bout des doigts, le Garou toucha l'arme qu'il cachait dans son dos, entre sa peau brûlante et l'élastique de son boxer blanc. Lorsqu'il retira ses doigts, rassuré par le simple toucher de la crosse, son ample chandail bourgogne repris place normalement sur lui, cachant le 22 mm. Un bâillement quitta ses lèvres. Du coin de l'oeil, il l'aperçu enfin. Il était pile à l'heure, comme l'indiquait l'emploi du temps détaillé qu'il avait reçu avec la liasse de billets. Louka bougea lentement. Il avait déjà identifié l'endroit où se trouvait les caméras, ainsi que le bureau de l'homme en question. Et les caméras étaient hors d'état de nuire depuis la veille dans la nuit. C'était d'un homme expérimenté au crime dont on parle. L'équipe de réparation était en route, il le savait. Le tueur à gages entra dans l'établissement quelques minutes après l'homme. La routine de ce dernier était simple : Il allait à la machine à café, montait à l'étage de son bureau par l'ascenseur, parlait à sa secrétaire, puis s'enfermait dans son bureau, jusqu'à son premier rendez-vous de la journée. Il avait quinze minutes. C'était suffisant. Louka savait qu'en grimpant les escaliers, il ne gagnerait pas de temps sur sa cible et pris un ascenseur adjacent. Il pourrait entrer dans le bureau avant lui et surprise! il serait là à l'attendre, assis dans sa chaise, son arme pointée sur sa tête, silencieux en place. Et tout se passa comme prévu. L'assassin russe ne faisait pas la conversation. Il ne mettait pas ses victimes devant leurs crimes. Il était payé pour tuer, pas pour blablater. Il défit le silencieux, rangea ce dernier dans l'ample poche de son jeans, contre l'intérieur de sa cuisse et replaça le 22mm à sa place initiale.

Il ne refit pas le même chemin une deuxième fois. Il pris plutôt les escaliers et descendit les étages le séparant du rez-de-chaussée avant qu'il n'entende les premiers appels paniqués dans les oreillettes des gardiens de sécurité. Ceux-ci se mobilisèrent pour empêcher les gens de sortir. Mais lui, il avait déjà passé. Tout était une question de synchronisme. Il se retrouva dehors. Sain et sauf, mais replaça son arme dans ses pantalons. Coudes dans les airs, il accrocha un jeune homme. Ils se dévisagèrent. Trop longtemps au goût de Louka. Il ne devait y avoir aucun témoin qui pourrait le décrire aux autorités. Personne ne le fixait jamais lorsqu'il quittait le lieu d'un meurtre. Certes, les caméras ne pouvaient pas l'identifier, ni aucune autre personne, mais si les enquêteurs venaient à faire un appel à la population pour rapporter n'importe qui à l'allure suspecte près de cet établissement, ce garçon pourrait peut-être dire quelque chose. C'était pour cette raison qu'il devrait le tuer. Il tourna sur une rue, prenant un léger détour pour revenir sur la rue où était cet homme qu'il devait abattre malgré lui, pour sa propre sécurité. Le Garou le retrouva, deux-cent mètres plus loin d'où ils étaient. Il l'attendit le garçon plus loin, et l'attrapa par le col ouvert de son chandail, notant le tissu qui entourait le torse sous le tee shirt. Perturbé, il secoua la tête, tira cette personne, dont il n'était plus du tout certain du genre, pressant son bras sous la gorge de sa victime, la poussant contre le mur de brique, quelques mètres plus loin de l'endroit où il l'avait agrippé.

Louka ne savait pas pourquoi il ne l'avait pas encore tué. Il devait trouver une façon plus efficace et silencieuse que son revolver, étant donné qu'il devrait visser le silencieux à la bouche, ce qui voulait dire lâcher sa prise. Trop dangereux. Il devrait faire vite. Il leva son poing vers sa cible, pourtant le coup ne vint pas.

« Qu'as-tu vu, tout à l'heure? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Zakiya Qureshi «
avatar

bystander
Messages : 14

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Mar 20 Sep - 1:18

À tous les jours, Zakiya faisait pratiquement le même trajet. C'était toujours pareil, le seul dérangement à sa routine venant quand l'année scolaire recommençait. De sa chambre jusqu'au travail, puis, du travail jusqu'au supermarché et puis, de nouveau à sa chambre. C'était simple, mais elle aimait cette routine. Il n'y avait pas de surprises, et elle savait toujours à quoi s'attendre. À chaque matin, elle s'arrachait du lit à neuf heures tapantes, prenait sa douche, s'habillait. Si possible, elle prenait son petit déjeuner dans sa chambre, puis, quittait la résidence pour se diriger vers l'endroit où elle travaillait. C'était la même chose, aujourd'hui. Attachant ses cheveux en un petit chignon sur le dessus de sa tête, elle enfila un petit haut noir avant de mettre un t-shirt à col ouvert de couleur khaki et une paire de pantalons noirs déchirés aux genoux. C'était un ensemble assez classique pour elle lorsqu'elle était plutôt du côté masculin du spectrum. Étirant ses bras au-dessus de sa tête, elle laissa échapper un bâillement. C'était une journée comme les autres : réveil, douche, vêtements, déjeuner. Après avoir enfourné un bol de céréales, elle attrapa son sac et quitta la résidence. Depuis son arrivée en Angleterre, la vie de Zakiya avait été plutôt calme et simple. Une routine qu'elle avait adoptée assez rapidement, interrompue de quelques visites chez sa mère une fois de temps en temps.

Sa journée s'était passée plutôt rapidement, et une fois la fin de son chiffre arrivée, Zakiya salua ses collègues avant de passer la porte, soulagée de voir une autre journée de travail s'achever. Elle commençait à avoir hâte de recommencer l'école; c'était une routine différente, mais sa curiosité allait en grandissant. C'était la première fois qu'elle avait accès à une éducation comme celle-ci, et elle avait plus qu'hâte d'apprendre de nouvelles choses. Fredonnant alors qu'elle marchait sur le trottoir, elle s'amusait à inventer des vies aux gens qu'elle croisait. Des vieillards aux aventures folles, de jolies jeunes filles qui étaient secrètement des fées. À chaque jour, c'était un thème différent et ça l'aidait à passer le temps alors qu'elle traversait la City en direction de sa chambre. Aujourd'hui, c'était différent. Alors qu'elle faisait son chemin parmi la foule, un grand gaillard aux coudes larges l'accosta durement, assez fort pour qu'un de ses écouteurs tombe de ses oreilles. Elle se retourna avec le faible espoir de le voir s'excuser, mais en vain. Fronçant les sourcils, Zakiya se retournant, marmonnant un « trou de cul » silencieux en replaçant son écouteur. Elle continua son chemin sans problème, tournant sur une rue moins occupée, jusqu'à ce qu'elle se retrouve tirée dans une ruelle séparant deux boutiques qui étaient fermées le lundi. « Qu'est-ce que--?!» Elle se retrouva de nouveau nez à nez avec ce même grand gaillard, surprise de le revoir. « C'est quoi ton problème? C'est toi qui m'est rentré dedans, je te ferais remarquer! »

Mais avant de pouvoir placer un mot de plus, Zakiya se retrouva avec le bras de l'inconnu qui appuyait sur sa gorge, lui coupant le souffle à moitié. « Qu'as-tu vu, tout à l'heure? » Ses sourcils se froncèrent avec confusion- qu'est-ce qu'elle avait vu? « J'ai vu un connard me foncer dedans et me dévisager sans s'excuser, » dit-elle. Elle parlait tout bas, son bras rendant tout cela plutôt difficile. Et dire qu'elle s'attendait à un lundi plutôt tranquille. Zakiya allait répliquer de nouveau, mais le poing qui menaçait d'atterrir on-ne-sait-trop-où la fit se taire, ses yeux de glace se posant sur le visage de l'inconnu, un regard de défi apparaissant sur son visage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Louka Orlov «
avatar

tribu shadow lords
Messages : 29

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Dim 2 Oct - 23:00

Louka avait toujours été prudent. Mais aujourd'hui, il ne savait pas pourquoi cet étranger s'était mis dans son chemin. Son contrat était remplis, il avait été payé, il serait aller prendre un verre à la taverne, tout était parfait, jusqu'à ce que cet humain se retrouve dans ses pattes. S'il advenait que quelqu'un l'associe à la scène du crime, il était dans de sales draps. Et, malheureusement, cette personne l'avait vu, et un peu trop longtemps aux yeux du Garou. Il devait s'en débarrasser. C'était une obligation; pour sa propre sécurité. Et il se retrouvait là, poing levé, ignorant pourquoi il n'était pas capable de simplement lui casser la gueule, le laisser pour mort et partir sans quémander son reste. Était-ce le regard de défi qui brûlait dans les yeux bleus de son vis-à-vis ou était-ce plutôt le fait que cet homme lui disait ne rien avoir vu. Louka le cru dans la seconde. Pourquoi? Parce qu'un homme qui a peur pour sa vie ça a le regard suppliant, ça implore la pitié du bourreau, ça pue la poule mouillée. Cet homme-ci il avait un air de défi qui émanait de tout son corps. Le jeune homme savait qu'il disait vrai. Il relâcha sa prise, peu à peu. Les yeux de Louka se plissèrent. Le libérer semblait être un effort surhumain. Comme s'il hésitait; son poing était à mi-chemin entre sa taille et son visage. Devait-il vraiment le laisser partir comme ça? Dire qu'il avait fait erreur sur la personne? Le bras de Luke glissa de l'endroit où il se trouvait, relâchant l'individu. Un soupir quitta les lèvres du Russe. Qu'allait-il lui dire? Pour la première fois de sa vie de tueur, il n'avait jamais fait une aussi grosse erreur. Une erreur monumentale même. Par réflexe, il glissa sa main dans le bas de son dos, sentant la crosse à travers le fin tissu de son chandail. Il fut rassuré. Pour le moment. Il recula, allant s'appuyer contre le mur de briques face à celui où il avait retenu le mec. Ça aurait pu être si facile de simplement laisser partir le gars, viser rapidement le silencieux au canon du fusil, le tirer alors qu'il se sauvait de lui... Tout serait si facile...

Mais, la personne l'envoya paître. Il s'excusa en bredouillant, mâchant ses mots. L'autre partit sans demander son reste. Luke se laissa glisser contre le mur, mollement. Il se sentait vide, mais terriblement stressé. Il n'avait peur de rien dans la vie, pas même de mourir. Mais à ce moment-ci, il eut peur. Peur que celui qu'il avait agressé aille le dénoncer à la police et cette dernière pourrait peut-être faire le lien entre lui et le meurtre survenu dans une bâtisse à à peine quelques rues de l'endroit où ils s'étaient trouvés. Et puis, s'ils l'arrêtaient, les policiers trouveraient l'arme du crime. Un soupir quitta ses lèvres et il baissa la tête. Ses yeux bruns, couverts par les quelques mèches rebelles de ses cheveux rouges, tombèrent sur un papier. Une enveloppe en fait. Il étira le bras et s'en saisit. Il s'agissait des informations d'une personne, probablement le gars de tantôt... Et puis, en y portant attention, il nota que le prénom. Zakiya Qureshi. L'adresse des résidences universitaires se retrouvaient sur l'enveloppe. En tâtant le papier, le Garou se dit qu'il devrait peut-être aller la redonner à sa propriétaire. Décidé, il s'y rendit, se disant que sa bonne action finirait par annuler la faute qu'il avait commise.

Rendu aux résidences, il se fit indiqué l'étage des femmes. Il haussa un sourcil. Donc, ce fameux Zakiya était en fait une femme? Il alla cogner à la porte de la chambre. Avant de se faire claquer la porte au nez, il montra l'enveloppe, à la hauteur des yeux. Lorsque la porte s'ouvrit, il laissa tomber :

« Tiens. Je me suis dis que tu aurais aimé retrouver ça. »

Et il ajouta :

« Écoute... Pour tout à l'heure, je suis désolé. Avoir su que tu étais une femme, je n'aurais pas agis de la sorte. Je m'excuse; sincèrement. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Zakiya Qureshi «
avatar

bystander
Messages : 14

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Jeu 6 Oct - 23:54

Zakiya était prête à sentir le poing de l'inconnu s'écraser dans son visage. Toutefois, elle n'était pas vraiment prête à le voir abandonner et la relâcher. Surprise, elle resta immobile pendant une demi-seconde avant de se pencher et attraper son sac à bandoulière, le raccrochant à son épaule en marmonnant silencieusement. Elle avait toujours peine à croire qu'un inconnu comme lui était capable d'être violent envers quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Il fallait qu'elle admette être capable d'imaginer un client mourir de cinq manières différentes, mais ce n'était pas la même chose. Elle ne serait jamais capable de passer au geste. Bref, Zakiya s'empressa de quitter les lieux, accélérant le pas jusqu'à la résidence. C'était la seule place où elle se sentait en sécurité ; il y avait des gardiens et la réceptionniste jusqu'à 20hrs à chaque soir, et les invités devaient enregistrer leurs noms avant de pouvoir monter aux étages. Elle salua la vieille réceptionniste d'un léger sourire avant de monter les escaliers quatre-à-quatre avant de s'engouffrer dans sa chambre et verrouiller la porte derrière. C'est alors qu'elle laissa échapper un bruyant soupir, ses yeux bleus se posant sur le lit vide de sa colocataire toujours inexistante durant un bref instant. Se penchant, elle défit les lacets de ses bottes et ce fut alors qu'elle réalisa que quelque chose manquait à l'appel. L'enveloppe blanche qu'elle avait fourrée dans la poche de son sac, il y avait de ça même pas une heure. L'enveloppe qui contenait son chèque de paye. Paye qu'elle devait utiliser pour payer son loyer. Elle échappa une chaîne de jurons, jetant son sac sur son lit pour passer au travers de son contenu. Porte-feuille, téléphone, écouteurs. Vieilles factures, baume à lèvres. Tiens, le voilà le paquet de gomme à peine entamée qu'elle cherchait la semaine passée.

Toujours pas de chèque.

Son coeur s'était mis à battre la chamade- qu'allait-elle faire? Elle avait absolument besoin de cet argent si elle voulait continuer à vivre dans la résidence. Sa mère habitait beaucoup trop loin pour faire le voyagement à pied, et elle n'avait pas vraiment les moyens de payer les transports en commun à tous les jours. Soupirant, elle défit le nœud sur sa tête, laissant tomber ses cheveux bruns autour de son visage afin de passer une main dedans. Il devait y avoir une solution. Son cerveau commençait presque à chauffer lorsqu'elle entendit cogner à la porte. « C'est pas le temps, » marmonna-t-elle, déverrouillant la poignée. Le premier réflexe de Zakiya fut de refermer la porte aussi vite qu'elle l'eut ouverte, mais l'enveloppe blanche sur laquelle se trouvaient ses coordonnés la fit s'arrêter dans son élan. L'homme qui l'avait accostée dans la rue se retrouvait de nouveau devant elle avec son enveloppe bien-aimée entre les doigts. Elle tendit une main, l'arrachant de celle de l'inconnu en fronçant les sourcils, portant à moitié attention à ses excuses. « Ouais, ben… Femme ou pas, tu ne devrais pas menacer les gens dans la rue. » Dit-elle avec un ton énervé, sa main enserrant la poignée de la porte. Ses yeux bleus brillaient toujours avec ce même air de défi qu'elle lui avait donnée dans la ruelle- elle n'était pas du genre à se laisser faire. « T'es un imbécile, tu sais ça? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Louka Orlov «
avatar

tribu shadow lords
Messages : 29

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Mer 19 Oct - 0:01

Ça pour être sincère, il l'était. Il était véritablement désolé. Et il fallait le croire; s'il avait su que Zakiya était en fait une femme, il ne l'aurait probablement pas attaquée de la sorte. Ce n'était pas son genre de s'en prendre aux femmes. Ni aux enfants. S'il y avait bien une seule chose à laquelle Louka se refusait, c'était de faire du mal à une femme ou à un enfant. Même si le Garou était un tueur, il avait une conscience, ce qui n'était pas rien. La preuve qu'il avait une conscience était qu'il avait pris la peine de lui rapporter son chèque et de venir s'excuser. Quelle personne sans conscience et sans cœur ferait une telle chose. Pas lui. Cette jeune femme avait très certainement besoin de cette enveloppe. Pourquoi ne pas faire une bonne action qui rachèterait probablement son erreur de plus tôt dans la journée? Le voilà donc, devant la porte de la jeune femme, enveloppe en main, espérant ne pas se buter à la main de Zakiya sur sa joue. Quoi qu'il l'avait mérité, mais là n'était pas le point. Il voulait seulement qu'elle réalise qu'il s'excusait et qu'il voulait se racheter. Le jeune Garou sentit l'enveloppe lui glisser des doigts alors qu'il s'excusait à elle. Et elle le traita d'imbécile après lui avoir dit qu'il ne devrait pas attaquer les gens dans la rue, femme ou non. Un sourire se haussa sur le coin de ses lèvres.

« Je sais; Je suis le roi des imbéciles... » souffla-t-il en passant une main dans ses cheveux, mi-amusé par la remarque, malgré le sérieux que devait avoir la situation « Je n'ai pas de raison valable pour mes actes. Je venais simplement te remettre son enveloppe et m'excuser. »

Il tourna les talons tandis que la porte se refermait derrière lui. Louka fit quelques pas dans le couloir de la résidence avant de rebrousser chemin et de revenir cogner à la porte. Cette dernière s'ouvrit de nouveau, laissant place au visage de Zakiya. Luke la regarda quelques instants sans rien dire. Qu'est-ce qu'il voulait?

« Pour m'excuser encore mieux... que dirais-tu d'un café? »

Il croisa ses bras sur son torse. C'était certain qu'elle dirait non. Pas après la manière dont il l'avait si brutalement rentrée dans le mur de briques de la ruelle. Elle devait le détester, pourquoi voulait-il tant aller prendre un café avec elle? Et de quoi parleraient-ils tous les deux? Il ignorait tout d'elle. D'accord, mis à part son nom complet, son adresse et son code postal... Il se voyait déjà à la table avec elle, en proie au malaise le plus total. Il lui demanderait quoi? « Alors, tu perds souvent des enveloppes importantes? » Non... Il avait probablement merdé encore une fois, pour la deuxième ou la troisième fois de sa journée, ce qui était plus qu'à son habitude. Il aurait dû se foutre de la situation, laisser là le papier et ne pas tenter de revoir la jeune femme; même pour s'excuser. Il était, aujourd'hui, le roi du ridicule. Ou peut-être que le titre de fou du roi lui conviendrait mieux sur le moment... Un vrai clown.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Zakiya Qureshi «
avatar

bystander
Messages : 14

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Ven 28 Oct - 23:42

Zakiya avait le sang qui lui bouillait presque dans les veines. Non mais, pour qui est-ce qu'il se prenait, cet imbécile?! Ses yeux bleus toujours remplis de cette furie qui animait son regard, elle prit une profonde inspiration, serrant les lèvres. Un torrent d'insultes menaçait de s'échapper de ses lèvres, mais elle se retint avec toute sa volonté. Ne disant rien, Zakiya ne fit qu'hocher la tête de manière polie avant de refermer la porte. Sur le point de la verrouiller de nouveau, elle entendit de nouveaux cognements, la faisant échapper un grognement impatient. « Quoi?! » s'exclama-t-elle en rouvrant la porte, presque surprise de revoir l'homme se tenir de l'autre côté. Et alors qu'elle allait ouvrir la bouche pour lui dire de foutre le camp, il parla encore. Elle se tut, fronçant les sourcils légèrement. Elle devait admettre qu'il faisait un effort pour se faire pardonner, mais ça allait prendre plus que ça pour qu'elle oublie complètement l'incident. « Si tu paies, » dit-elle d'un ton las, se retournant pour remettre ses bottes, les laçant rapidement. Son manteau toujours sur le dos, elle prit soin de vérifier d'avoir ses clés et déposa son enveloppe sur son oreiller- là où c'était le plus sûr.

Sortant de sa chambre en accrochant presque intentionnellement l'inconnu, Zakiya verrouilla la porte et leva les yeux vers lui. « Tu viens, alors? » Demanda-t-elle, prenant le chemin vers les escaliers. Soupirant, elle secoua la tête un peu. Ridicule, pensa-t-elle. Elle était encore un peu à cran ; avec raison. Mais du mieux qu'elle le pouvait, elle essayait de se calmer. Une fois sortis de la résidence, Zakiya enfonça ses mains dans les poches de son manteau, ses yeux bleus se relevant vers l'homme auburn. « Tu connais mon adresse et mon nom. Penses-tu avoir assez de savoir-vivre pour me dire comment tu t’appelles? » Elle marchait d'un pas rapide, décidant du café dans lequel ils allaient. Même s'il payait, elle n'allait tout de même pas le laisser l'emmener dans un café où ils servaient de l'eau amère. Elle connaissait un petit endroit tranquille, où le café était bon et les pâtisseries fraîches.

Ils marchèrent durant un bref moment en silence. Silence qui permit à Zakiya de laisser tomber cet air acide qu'elle avait au visage. Et lorsqu'ils arrivèrent au café, elle y entra en premier, saluant la dame âgée qui se trouvait de l'autre côté du comptoir. Elles s'échangèrent quelques mots en Urdu- la vieille dame était, elle aussi, pakistanaise. Avec un rire, Zakiya s'installa à une table, parlant de nouveau en direction de la dame. « C'est mon petit trésor, » confia-t-elle à l'homme. « Les proprios viennent du Pakistan. Comme moi. » Elle sourit en regardant autour d'elle, observant ici et là des petites touches qui venaient de son pays natal. C'était une époque qui semblait si loin- une époque malheureuse, mais tachée de lumière provenant de moments heureux partagés avec sa mère. « J'ai commandé pour nous. Goûtes avant de dire quoi que ce soit. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Louka Orlov «
avatar

tribu shadow lords
Messages : 29

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Mer 2 Nov - 23:38

Il avait vraiment le talent pour se magasiner une baffe. Il aurait dû juste la laisser tranquille et retourner à ses propres affaires. Il avait fait sa bonne action, pourquoi voulait-il pousser le ridicule encore plus loin? Et, pour tout dire, il y avait beaucoup plus de chances que cette Zakiya décide de dire non que de dire oui. Mais, il fut surpris lorsqu'elle accepta, de manière plutôt directe, et qu'il la vit lacer ses bottes. Il n'avait pas bougé d'un pouce et la regardait fermer à clé derrière elle. Elle le somma de venir, le bousculant du même mouvement, et il lui emboîta le pas assez vite. Comment est-ce qu'après ce qu'il avait fait, elle voulait prendre un café avec lui? Il n'eut pas le loisir de penser à cela plus longtemps qu'elle lui demandait s'il allait avoir : « assez de savoir-vivre » pour lui dire comment il s'appelait.

« Louka. »

Il se demandait où elle l'emmenait ainsi. Il n'avait pas dit autre chose que son nom. Il était sur ses gardes avec la jeune femme mais lorsqu'il vit qu'elle s'était calmée, la tension dans ses épaules disparu et il relaxa un peu. Le duo arriva finalement à un petit café où Louka se retrouva à seconder Zakiya dans l'établissement. Il l'entendit parler dans une langue qu'il ne connaissait pas et la dame qui roulait la bâtisse répondit à son tour, dans la même langue. Puis, ils allèrent s'asseoir. Louka écouta Zak lui confier qu'elle aimait bien cet endroit et que les propriétaires étaient du Pakistan, tout comme elle. Il haussa un sourcil, trouvant la réponse à sa question silencieuse. Son nom et son prénom n'étaient clairement pas Anglais. Il demeura en silence, observant la jeune femme aux yeux bleus, qui, elle, regardait autour d'eux. Puis, ils se firent apporter leurs breuvages et la pakistanaise le somma de goûter avant de dire quoi que ce soit.

« Jamais je n'aurais osé. » plaida-t-il en prenant une gorgée de la boisson chaude.

Il ne savait pas ce que c'était mais il aimait bien le goût de la cannelle, du clou de girofle et des autres épices qu'il décelait plus ou moins bien. Il aima le goût fort qu'avait le breuvage instantanément. Surpris, il en pris une deuxième gorgée, le regard tourné vers Zakiya.

« Après la manière dont je t'ai traitée tout à l'heure, j'étais certain que tu auras voulu m'empoisonner ou quelque chose du genre. »

Il lui sourit quand même, riant de sa blague plus qu'elle ne pouvait en rire.

« C'est très bon, soit dit en passant. C'est quoi? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Zakiya Qureshi «
avatar

bystander
Messages : 14

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Mar 6 Déc - 23:22

Les yeux bleus de Zakiya se posèrent sur l’inconnu-  Louka, disait-il s’appeler. Tant de questions s’amassaient dans sa tête; pourquoi l’avait-il tirée dans cette ruelle? Qu’était-ce cette chose qu’elle n’avait jamais vue, qui le rendait aussi nerveux? Elle laissa passer un soupir, levant les yeux pour remercier la vieille dame avant de prendre quelques gorgées de ce-dit breuvage. Elle s’était ennuyée de ces saveurs aussi délicates. C’était un thé chaï directement importé du Pakistan, infusé dans du lait chaud. Le résultat était un breuvage crémeux et savoureux, aux touches de cannelle, de cardamome et d’autres épices qui étaient très populaires dans son pays natal. C’était un doux rappel de son enfance, et Zakiya souri légèrement en déposant sa tasse, relevant les yeux vers Louka. « Je dois admettre y avoir pensé durant quelques instants, » dit-elle d’une voix neutre, une expression sérieux au visage. Mais un sourire apparut sur ses lèvres quelques secondes plus tard, et elle rapporta la tasse à ses lèvres, prenant de nouveau une gorgée. « C’est un thé chaï infusé dans du lait, » expliqua-t-elle, reposant la tasse. Glissant doucement le bout de ses doigts contre le rebord, elle fixa la surface du liquide pâle durant un long moment. « C’est un breuvage typique du Pakistan. Ma mère m’en faisait souvent lorsque j’étais petite, avant d’aller dormir. » Elle rit doucement, poussant de nouveau un soupir avant de relever les yeux.

Zakiya hésita pendant un moment avant de déposer ses mains à plat sur la table, prenant son élan pour donner un coup de pied sur le tibia de Louka. Assez fort, grâce aux bottes d’armées qu’elle avait aux pieds. Puis, un sourire fendant apparut sur ses lèvres, et elle se pencha vers l’avant. « Penses-y deux fois avant de menacer quelqu’un dans la rue, comme ça. La prochaine fois, je te casse le tibia. » Elle parla d’une voix douce afin de ne pas inquiéter la vieille dame qui était assise dans le coin du restaurant à lire le journal du jour. « Et ne penses pas que je suis incapable de le faire. » Rajouta-t-elle avant de se laisser tomber contre le dossier de sa chaise, sa tasse de thé à la main. Un sourire aux lèvres, elle en prit une nouvelle gorgée, gardant ses yeux de glace sur Louka. « Comme je disais, » dit-elle d’un ton décontracté, « C’est mon breuvage préféré. Bien meilleur que ce thé ennuyant que boivent les Anglais. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Louka Orlov «
avatar

tribu shadow lords
Messages : 29

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Ven 16 Déc - 17:15

S'il voulait bien s'en sortir, il se devait d'être le plus gentil possible avec Zakiya. Elle semblait avoir du caractère, cette petite! C'est la raison pour laquelle il se laissait tenter à certaines blagues avec elle, comme celle du poison dans son gobelet de breuvage chaud, blague à laquelle la jeune femme répondit qu'elle y avait pensé. Un sourire s'était dessiner sur les lèvres du Russe alors qu'elle lui expliquait qu'il buvait du thé chaï. Il fut un peu surpris. Il n'en avait jamais bu, n'étant pas du tout un fan de thé. Il trouvait que ça goûtait le gazon. Il fallait avouer qu'il n'aimait pas les breuvages chaud tout court, n'étant pas plus un fan de café sa préférence étant le whisky ou bien une bonne bouteille de vodka, sinon il buvait seulement de l'eau. Le Garou se laissa tenter à une autre gorgée. Décidément, il avait eut tort concernant ce breuvage; il était bon et n'était pas empoisonné par Zakiya. Il écouta plus attentivement les détails de la conversation lorsque la jeune femme lui confia que sa mère lui donnait souvent de ce breuvage avant qu'elle n'aille dormir. Il en fut amuser parce qu'il s'imaginait très bien la jeune demoiselle le réclamer avant la nuit. C'est le coup de pied sur son tibia qui le fit reprendre conscience avec la réalité. Il ouvrit la bouche, fronça les sourcils et laissa tomber un « aïe » qui ne pouvait être entendu que par Zakiya seule. Il la fixa de ses yeux bruns alors qu'elle le prévenait de ne plus menacer les gens dans la rue parce que la prochaine fois, l'endroit où il avait reçu le pied chaussé d'une botte d'armée allait se casser.

« Et ne penses pas que je suis incapable de le faire. »
« Arrête ça, j'en tremble tellement j'ai peur. » dit-il en riant.

Il pencha la tête sur le côté en l'observant.

« Je trouve aussi que le thé Anglais est ennuyeux, pour être honnête avec toi. En général je n'aime pas le thé mais sur ce point-ci, tu m'as convertis. »

Le Garou pris une autre gorgée de la boisson. Il avait atteint plus que la moitié du gobelet et n'hésiterait pas a en prendre un autre.

« Tu viens du Pakistan donc? Qu'est-ce que tu viens faire dans cette pluvieuse Londres? »

Louka savait parfaitement que s'il posait la question, elle risquait d'avoir l'effet boomerang. Il devait préparer son histoire pour qu'elle tienne la route pour une humaine normale, sans expliquer c'était pour commettre un meurtre qu'il était venu en Angleterre.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Zakiya Qureshi «
avatar

bystander
Messages : 14

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Ven 27 Jan - 0:45

Zakiya haussa lentement un sourcil lorsqu'il rit d'elle- il pouvait la sous-estimer autant qu'il le voulait, mais il risquait d'être surpris la prochaine fois qu'il allait recevoir un coup de pied. Il fallait dire quel la majorité du temps, elle était chaussée de bottes d'armée. Pour la forme, elle échappa un léger rire, prenant une nouvelle gorgée de son thé. « C'est parce que le thé des Anglais n'est pas comme le thé asiatique, » dit-elle, posant la tasse sur la table, passant ses doigts dans la anse. Elle tapa doucement le bout de ses doigts contre la tasse, levant les yeux vers lui lorsqu'il changea à nouveau de sujet. Zakiya hocha lentement la tête, prenant une nouvelle gorgée de thé avant de lui répondre. « Je suis déménagée avec ma mère, » dit-elle. « Disons que… ce n'était pas vraiment facile, là-bas. Alors on est venues ici, histoire d'avoir de meilleures conditions de vie. » Elle n'avait pas vraiment envie de s'éterniser sur le sujet, et n'aimait pas parler de sa vie d'avant. Comment expliquer à un inconnu qu'elle et sa mère étaient venues en Angleterre après que son père abusif ait été tué dans un attentat à la bombe? Elle savait que c'était une histoire qui sonnait clichée, mais c'était bel et bien son passé, à elle.

Elle garda les yeux sur son breuvage durant un long moment. Elle n'avait pas besoin d'un dessin pour savoir qu'il venait de la Russie- son prénom et son accent peignaient un portrait assez clair de ses origines. Mais avait-elle envie d'en savoir plus sur son passé? Après tout, il l'avait menacée, même pas deux heures de ça. Zakiya était un peu curieuse, mais se retrouva prise dans un dilemme. C'est alors que deux policiers de la City entrèrent dans le café, le son de la cloche de la porte la forçant à lever les yeux. Ils étaient tous les deux en uniformes, et même s'ils n'étaient armés, elle était toujours un peu nerveuse autour des autorités.

Elle aurait pu les interpeller, leur dire que cet imbécile l'avait menacée. Mais pour quelle raison? Ce n'était pas la première fois que quelqu'un lui chantait des bêtises. Après tout, certaines personnes étaient inconfortables avec le fait qu'elle apparaisse souvent comme étant un homme. Elle s'était déjà fait accoster dans un bar, lorsqu'un groupe d'hommes avaient parié qu'elle était un homme. Zak s'était fait tirer son chandail, et lorsque l'inconnu avait réalisé qu'elle était une femme, s'était presque fait briser le nez. C'était l'une des raisons pour laquelle elle n'avait pas vraiment eu peur de Louka lorsqu'il avait levé le poing. Mais elle ne voyait pourquoi elle devait porter plainte contre lui; il s'était plus ou moins racheté. Il aurait encore d'autres occasions de se racheter, si elle en décidait ainsi. Elle termina enfin son thé, glissant sa langue sur ses lèvres. « T'as fini? » Demanda-t-elle à Louka, s'étirant un peu le cou pour regarder dans sa tasse. « Je dois retourner à ma chambre. J'ai des devoirs à faire. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Louka Orlov «
avatar

tribu shadow lords
Messages : 29

MessageSujet: Re: 'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)   Dim 12 Fév - 16:36

Les yeux de Louka restaient posés sur Zakiya alors qu'elle lui parlait et lui racontait les raisons pour lesquelles sa mère et elle avaient quitté le Pakistan pour venir s'établir à Londres. Il connaissait un peu d'histoire sur chaque pays du monde, pas en totalité mais il se souvenait qu'effectivement, les conditions de vies au Pakistan n'étaient pas les meilleures. Il hocha la tête, termina son thé d'un trait. Les deux femmes avaient dû désirer se sentir en sécurité, pas vivre dans la crainte et la peur chaque jour de leur vie. Il comprenait ce réflexe. Depuis qu'il était né, son seul désir était celui de survivre. Lorsqu'il avait compris qu'il risquait de vivre dans la misère s'il ne tentait pas quelque chose pour se sortir du pétrin dans lequel il avait été à l'époque, le Garou avait décidé de s'engager dans l'armée Russe. C'était l'une des meilleures choses qui lui était arrivées mais certainement l'une des pires, du même coup. Après la chasse à l'homme qu'il avait effectuée après l'armée, il avait eu les idées noires durant un bon moment, se demandant où il trouverait un nouveau sens à son existence. Maintenant il faisait carrière comme tueur à gages, se faisant couvrir d'or pour faire peur et tuer. Et cette vie lui convenait parfaitement.

Dos à la porte, Louka ne fit qu'entendre la cloche sonnée. Il ne vit pas tout de suite les deux policiers. Mais, son regard toujours posé sur Zakiya, il la vit un peu plus nerveuse. C'est là qu'il tourna la tête. Au début, la vue des deux hommes ne lui causa pas l'émoi qu'il voyait chez sa compagne, mais il en vint rapidement à faire la connexion avec l'épisode de la ruelle. Voulait-elle le dénoncer? Ses mains devinrent moites et il les essuya discrètement sur son pantalon. Il glissa la main dans son dos, faisant semblant de se gratter, sentant la crosse de son fusil au travers du tissu. Il replaça son chandail. Le jeune homme la vit regarder dans sa tasse, lui demandant s'il avait terminé. Il poussa la chaise vers l'arrière, se levant de table. Il croisa le regard d'un des policiers de la City, qui s'apprêtait à payer sa commande.

Le duo quitta la petite bâtisse et Louka hésita quelques secondes avant de finalement raccompagner la jeune femme à sa résidence. La marche n'était pas très longue, ce qui attrista le Garou. Il aimait bien la personnalité de Zak. Elle avait du caractère, ne se laissait pas marcher sur les pieds. Le coup qu'il avait reçu sur le tibia témoignait qu'elle ne se laissait pas faire. Ça lui plaisait. Lorsqu'ils arrivèrent aux résidences, Luke dû remplir la fiche d'entrées-sorties avant de pouvoir raccompagner sa compagne jusqu'à sa chambre.

« C'était plaisant ce café. » lâcha-t-il, ne sachant pas vraiment quoi dire d'autres.

Il ne voulait pas revenir sur ce qui s'était passé dans la ruelle mais il voulait la revoir, s'il en avait l'occasion. Il la salua, se dirigea vers la sortie et s'apprêtait à signer son prénom dans la section sortie de la fiche avant de demander à la secrétaire un bout de papier et un crayon, lui expliquant qu'il avait oublier quelque chose. « Ne soyez pas trop long à revenir, jeune homme. » lui avait-elle marmonner avant de recommencer à faire ses mots croisés. Sur la note, il avait inscrit son numéro de cellulaire et avait ajouté : « Lâche-moi un coup de fil pour un autre thé chai. Louka. » Il la glissa sous la porte et quitta pour de bon l'établissement.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

'Cause I've done some things that I can't speak ▬ Zak (pv)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 1.06 All Good Things Must Come to an End
» eurydice&basile ❝ all these little things ❞
» Flavia Albina ¤ Real things in the darkness seem no realer than dreams...
» Help seems to always come late when it comes at all. We are in deep trouble
» Le Patronat Haitien aux Travailleurs “C’est à Prendre ou à Laisser”

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ASHES TO ASHES :: Hôtel de Ville :: Jardin Public :: Sujets terminés-