AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 hunting for fierce beasts [pv. wallace]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
» Jeremiah Drysdale «
avatar

hunter avenger
Messages : 72

MessageSujet: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Jeu 5 Mai - 9:26

Jeremiah plissa le nez, l’air dégoûté avant de jeter sa cigarette sur le sol, ne prenant pas la peine de l’éteindre de la semelle de sa botte. Il se trouvait bien naïf d’avoir pensé qu’il pourrait faire sa petite enquête dans un endroit tranquille pour une fois. Mais lorsqu’on lui avait mentionné le nom « Café de Paris », il s’était imaginé quelque chose de bien différent que l’institution qui lui faisait face cette nuit. Un autre putain de dance club, encore. Le jeune homme s’était fait des espoirs vains, en pensant qu’il irait chercher la vermine dans des bibliothèques et des salons de thé. Ce qu’il avait devant lui ressemblait plus aux genres d’endroits que ses proies affectionnaient. La nuit était encore jeune, la ligne devant les portes du faste club n’était pas encore interminable, c’était donc probablement la seule chance qu’avait le hunter d’entrer, vu la tête qu’il avait. Ce n’était pas juste le fait que, comme à son habitude, il soit vêtu de noir entièrement, ou son expression peu avenante. Tout cela s’accompagnait ce soir-là d’un frais œil au beurre noir et une contusion, tous deux trônant sur son visage comme récit de ce qu’il avait fait la veille.

Ce qui avait causé ces blessures était également ce qui l’avait amené à cet endroit. Une goule d’un vampire probablement de type menu fretin, à voir le peu de subtilité qu’elle affichait. Jeremiah avait pu la retrouver très facilement. Les larbins humains des vampires ne l’intéressaient guère, mais celle-ci demandait presque qu’on lui règle son cas. Elle s’était mieux défendue que sa petite stature ne laissait croire, le sang de vampire avait ses avantages. Mais lorsque Jeremiah avait repris le dessus, la menace d’un coup de morceau de tuyauterie sur le genou avait soudainement fait parler la goule. Ses plaintes comme quoi ce n’était pas son maître qu’il voulait vraiment mais un autre ne l’avaient que très peu ému, jusqu’à ce qu’il entende un nom. « Renwick, au Café de Paris, c’est lui qui fout la merde. C’est lui que tu veux. », avait-elle lâché alors. Jeremiah lui avait quand même cassé un genou pour la peine, parce qu’il avait déjà l’arme en main et qu’il fallait bien une conséquence pour avoir trahi la race humaine. Si jamais elle s’était remise au travers de son chemin à l’avenir, il aurait été moins clément, et elle le savait maintenant.

Mais ce nom l’avait fait réfléchir. Il n’avait aucune idée d’intervenir dans les guerres internes des suceurs de sang, mais il manquait cruellement encore de compréhension de la scène londonienne, comme ses nombreux échecs de chasse des derniers mois le prouvaient. Il paraissait donc assez sage d’aller fouiner à ce fameux café qui n’en était pas un, pour voir si on avait connaissance de ce Renwick dans les environs. Il était donc entré avec le si habituel regard peu convaincu du doorman, qui était probablement sa carte de visite. Il aurait probablement dû être impressionné par le décor des lieux, mais il ne venait pas en touriste. Malgré l’heure peu tardive, il y avait déjà du monde. Le jeune homme n’avait pas l’intention de se mêler à la foule des danseurs, il devait poser des questions, il se dirigea donc vers le bar. Il s’installa à côté d’une femme au bar qui le regarda du coin de l’œil, elle n’avait clairement pas envie d’être dérangée. Mais ce n’était pas comme si Jeremiah avait envie de lui payer un verre non plus. Son enquête n’aurait probablement rien de subtile, la subtilité étant une fantaisie peu utile à ses yeux. Il s’adressa donc à l’inconnue sans plus de cérémonie. « Hey. Renwick, ça te dit quelque chose ? » Elle le regarda d’un air blasé un instant avant de répondre : « T’es de la police ou quoi ? » Cela eut pour effet de faire renifler le jeune homme avec dégoût, n’appréciant pas qu’on le prenne pour un poulet, il ne les portait pas plus dans son cœur que d’autre. « C’est le manager », intervint alors une voix masculine qui s’avérait être celle du barman. Jeremiah se retourna donc vers lui. Le manager, hein. Il ne savait pas trop quoi faire de cette information, il renchérit donc avec ses fabuleux talents d’enquêteurs : « Le manager ? Et il est comment ? » C’était clairement une drôle de question qui laissa le barman un peu confus. « Ben je sais pas trop, c’est pas un mauvais patron… », avait-il répondu. Jeremiah se cala donc dans sa chaise, regardant les alentours, essayant de faire quelque chose du peu d’informations qu’il avait. Il décida donc de quitter le bar, tentant de trouver quelqu’un d’autre à questionner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Wallace Renwick «
avatar

clan brujah
Messages : 43

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Jeu 5 Mai - 15:58

Un soupire échappe au vampire alors qu’il laisse tomber son stylo-plume sur le bureau. Ses yeux gris trouvent l’horloge égrainant les secondes bruyamment, dans le coin de la pièce et il grogna avant de s’adosser dans son fauteuil. Cela ne faisait qu’une heure qu’il s’était mis aux documents pour renouveler le permis d’alcool du Café de Paris, mais ça lui semblait une éternité. S’il y a une chose qu’il déteste dans son métier, c’est bien de s’occuper de la paperasse. Particulièrement lorsqu’elle exige qu’il ressorte des documents des années précédant son arrivé à Londres, rangés n’importe comment. Il tambourine du bout des doigts contre le bras du fauteuil avant de se lever. Il a bien droit à une pause : pourquoi ne pas aller s’assurer que tous se passe bien dans la section VIP ?

Wallace contourne le bureau pour aller ouvrir la porte sur le côté de la bibliothèque, dissimulant les connections nécessaire au fonctionnement des lumières DEL qui y sont intégrés et un grand miroir bien pratique pour sa vanité. Il s’observe minutieusement, de la tête aux pieds. Il a opté pour une garde-robe entièrement signée Rick Owen, aujourd’hui : des chaussures lacées blanches, un pantalon étroit noir, une veste en jean avec un dégradé verticale du noir au blanc et des manches de cuir, pas de bijoux superflus et ses longs cheveux blonds simplement attachés en une queue de cheval lâche sur sa nuque. Il tirait distraitement sur ses manches pour éliminer les plis aux épaules lorsqu’il remarqua une légère trace brune sur sa mâchoire, près de son oreille. Le vampire est surpris un instant, puis lèche le bout de son doigt avant d’aller effacer la tache de sang séché. Un léger sourire étire ses lèvres. Eh bien, il semblerait que son petit détour du matin ait été plus désorganisé qu’il ne le pensait.

Lorsqu’il était arrivé à Londres, il a immédiatement été voir le Prince de la Camarilla, lui demandant de lui redonner le fief de son feu Sire : le quartier de Fitzrovia. Sa requête lui fût refusé en moins d’une minute et il dût s’y conformer, bien que son désir de monopoliser l’endroit était toujours présent. Alors lorsqu’il apprit que la Camarilla était tombée, disons qu’il n’a pas pu se départir de son sourire pendant plusieurs jours : il avait enfin sa chance.

Il a commencé par un avertissement : il a simplement saigné un saoulons local tout en le trainant à la frontière du quartier, marquant l’endroit d’un cercle de sang pour que l’on comprenne bien qu’il se créait son territoire. Puis ce fût du renforcement : chasser les vampires trop hardis hors du coin, quitte à en tuer quelques-uns. La Camarilla n’est plus là pour réguler les exécutions, alors il n’a pas à se retenir. Il a recommencé quelques fois son marquage sanglant, ce qui a bien fait paniquer les humains ; il a entendu dire que la police avait ouvert une enquête, mais il doute qu’ils trouvent quoi que ce soit de concluant. En moyenne, toutefois, il a éliminé plus de vampires que d’humains dans cette histoire et le message commence à être compris.

Le vampire de ce matin, toutefois, ne semblait visiblement pas comprendre. Wallace a un petit rire au souvenir avant de refermer le miroir et de sortir de son bureau. Il marchait d’un bon pas en sortant de la section réservée aux employés, à peine dérangé par la soudaine puissance de la musique, lorsqu’un des barmans attira son attention. Celui aux cheveux blonds s’arrête donc près du bar et le laisse venir à lui. L’employé se penche pour lui parler à l’oreille, bien que ce soit inutile pour l’ouïe fine du vampire.

« Quelqu’un vous cherche. Un homme en noir avec des blessures au visage. »

Il désigne d’un doigt la personne en question avant de ramener son regard sur son patron.  

« Vous le connaissez ? »

Wallace observe l’homme, de loin, puis hausse les épaules en se redressant.

« Peut-être un dealer qui croit pouvoir faire affaire. Garde un œil sur lui. »

Le barman hoche la tête et retourne à son poste alors que le manager reprend son chemin, sans lâcher l’inconnu des yeux. Il semble aussi malcommode que Carlile ; ce pourrait être un associé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Jeremiah Drysdale «
avatar

hunter avenger
Messages : 72

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Lun 9 Mai - 11:03

Fidèle à son habitude, le jeune hunter n’avait pas vraiment planifié au-delà de l’idée de se rendre au Café de Paris et de poser des questions. Une fois sur les lieux, il y allait à la va-comme-je-te-pousse, avec des résultats peu concluants. Son mentor, Fergus, lui avait toujours répété qu’une bonne chasse se devait d’être organisée, mais Jeremiah avait l’impression que son impulsivité lui donnait un avantage insoupçonné, celui d’être totalement imprévisible. Cela expliquait aussi son incapacité à travailler en équipe, ça et son caractère impossible. Donc, alors qu’il circulait dans sa section du club, il n’avait pas vraiment d’idées de questions très pertinentes à poser à ceux et celles lui paraissant comme des habitués. Il avait cependant la certitude que les choses arriveraient si elles devaient arriver, comme c’était souvent le cas. Il avait trop de force en mouvement, grandes et petites, à Londres pour que le milieu reste immobile. Quelque chose était toujours en train de se passer quelque part et Jeremiah avait bien l’intention de découvrir ce que c’était.

Il essayait tant bien que mal, interrompant des conversations tout autour pour poser ses questions. « Vous venez souvent ici ? », « Vous trouvez ça comment ? », « Vous connaissez le manager ? », « Ah ouais de quoi il a l’air ? », « Non, je ne suis pas de la police », « … Euh. Je fais ça pour mon… Blog ? » Les réponses qu’il avait récolté après près d’une demie heure de questionnements ne lui paraissaient que très peu intéressantes. Il n’était pas étonnant que mêmes les habitués ne connaissent pas grand-chose du manager, si ce n’était que de son apparence physique. De longs cheveux pâles, c’était ce qui ressortait le plus de ses courts entretiens avec des personnes très peu enclines à discuter avec sa tête de hooligan. Et si cela pouvait l’aider à l’identifier, personne ne semblait savoir ce qui l’intéressait, ou personne ne voulait lui dire. Depuis combien de temps Renwick était-il au Café de Paris ? D’où venait-il avant d’être là ? Lui connaissait-on des connaissances, des intérêts ? Il aurait probablement plus de chance s’il tombait sur quelqu’un qui était proche de ce Renwick, s’il arrivait à en trouver.

Les gens commençaient à lui jeter des regards un peu suspicieux, à le voir faire le tour de l’endroit avec des airs de fouineurs. Cela ne le dérangeait pas le moins du monde, peut-être son manque de subtilité allait provoquer quelque chose. Alors qu’il scrutait les environs, les bras croisés, quelque chose dans le coin de son œil attira son attention pour une raison qu’il ne pouvait pas s’expliquer. Il tourna la tête. Ses yeux se posèrent alors sur un homme qui le regardait franchement. Une grand maigre, des cheveux pâles, probablement long. Leurs deux regards se croisèrent alors. C’était quelqu’un qui ressemblait franchement à ce qu’on lui avait décrit. Il ne devait pas être là depuis longtemps, car Jeremiah avait l’impression qu’il l’aurait remarqué avant, il avait quelque chose qui faisait qu’il se distinguait de la masse sombre du club, même dans cette pénombre. Jeremiah soutint le regard inquisiteur de l’autre sans broncher. S’il voulait entrer dans un duel de regard fixe, il n’allait pas se laisser vaincre comme ça. Si cet homme était bien Renwick, il avait tout intérêt à garder les yeux sur lui, les bras toujours croisés, et l’air sérieux. Il décida même de se mettre en marche vers lui, d’un pas qui se voulait assuré.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Wallace Renwick «
avatar

clan brujah
Messages : 43

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Lun 9 Mai - 16:19

L’ambiance du club est fidèle à sa réputation. Les lumières colorées illuminent tous les visages alors que la vibration de la musique est amplifiée par celle des pas des danseurs. Une personne entièrement vêtue de noir n’est pas quelque chose d’étonnant par ici. Un visage tuméfié, toutefois, n’est pas monnaie courante. Ainsi, même de loin, Wallace peut parfaitement voir l’inconnu aborder quelques clients et les expressions de ceux-ci. Si certains sont trop sonnés par les drogues qu’ils ont discrètement achetés à des employés, d’autre ont assez de présence d’esprit pour que leurs visages montre au vampire les gammes d’émotions qu’ils traversent en interagissant avec le jeune homme. Curiosité, connaissance, confusion et… crainte?

Le manager hausse un sourcil, marchant toujours vers la section VIP. Se serait-il trompé? Est-ce un membre de la police? Du fisc? Pourtant, le club n’est pas en retard sur ses paiements et n’a pas eu d’entrée d’argent irrégulières depuis un moment ; rien ne peut attirer les suspicions du gouvernement.  Quel genre de fauteur de trouble vient de mettre les pieds dans son club, vraiment…

Il détourne le regard lorsqu’il atteint enfin les rideaux pourpres du secteur VIP. Les prenant à deux mains, il les ouvre et se glisse à l’intérieur en un éclair. Les lourds rideaux coupent légèrement le son et il s’approche de l’employé gardant l’entré pour s’enquérir de l’état des choses. Il n’y a qu’un ou deux clients là pour le moment et aucunes plaintes de la part de ceux-ci ou des employées, alors rien à signaler. Le vampire lui demande tout de même de ne plus laisser entrer personne après ces clients, jusqu’à nouvel ordre. Avec un fouineur, autant être prudent.

Il franchit les rideaux de nouveau avec un léger soupir. Il espère vraiment que l’inconnu qui le cherche ne viendras pas mettre son nez dans des affaires qui ne le concerne pas. Où est-il rendu, d’ailleurs ? Il descend du podium, faisant quelques pas sur la gauche du plancher de danse en survolant le Café de ses yeux gris. Lorsque son regard le repère de nouveau, il s’arrête et s’adosse contre l’une des colonnes décorant l’endroit. Il semble avoir parler à quelques personnes de plus alors qu’il était backstage, s’il se fit aux regards que certains clients lui jettent.

Soudainement, il tourne la tête vers lui et leurs regards se croisent. Ah. Il l’a remarqué. Wallace se montre impassible, continuant à le fixer. L’autre soutient son regard avec le même aplomb. Après quelques secondes, le vampire commençait à se dire que cela tournait en ridicule concours de regard, mais l’inconnu se mis en marche vers lui, sans rompre le contact visuel. Le manager ne peut retenir un sourire d’étirer ses lèvres, de plus en plus à chaque pas que l’autre fait dans sa direction. Il le laisse venir à lui et ses dents blanches brillent sous l’éclairage du club lorsqu’il l’a enfin rejoint. Imitant parfaitement les humains en club de nuit, il parle d’une voix forte sans tout à fait crier, pour couvrir la musique et être entendu.

« On m’a dit que vous me cherchiez. Peu importe le stock que vous vendez, on n’en veut pas ici. »

Il n’a pas normalement l’habitude de vouvoyer autrui, mais ce mec a l’air d’un bagarreur et il préfère éviter une scène sur son lieu de travail. Il tourne la tête vers les danseurs en parlant sur le même ton.

« Et puis je vous demanderais d’arrêter de déranger nos clients, aussi non je vais devoir vous faire escorter dehors. »

Il ramène son regard gris sur l’homme en noir, gardant son sourire carnassier. Toujours appuyé à la colonne, les mains glissés dans ses poches, il ne semble pas très stressé par la situation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Jeremiah Drysdale «
avatar

hunter avenger
Messages : 72

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Mer 11 Mai - 10:14

Celui qui, selon toute logique s’avérait être Renwick, s’était mis à sourire à l’approche de Jeremiah. Durant la relative courte distance les séparant, le jeune hunter essaya de se faire une rapide idée de l’homme. Un seul adjectif lui venait en tête, dangereux. Peut-être était-il un vampire, peut-être pas, il n’en n’avait aucune idée. Mais ce type était dangereux, ça il le sentait, et il n’arrivait pas vraiment à mettre le doigt sur ce qui lui donnait cette impression. Peut-être sa grande élégance, le charisme qu’il dégageait sans avoir encore ouvert la bouche. Automatiquement, Jeremiah se méfiait de ce genre de personnage. Il se planta solidement devant ce dernier qui ne prit pas de temps avant de lui adresser la parole, confirmant qu’il était bien celui qu’il cherchait. Le jeune hunter haussa les sourcils lorsqu’il fut mention de vendre du stock. C’était assez comique, de le prendre pour un dealer. Il aurait fait un très mauvais dealer, sans doute, on fait très peu de profit en consommant tout son stock, habituellement. Puis, en bon manager, l’autre homme lui demanda de cesser d’importuner ses pauvres clients. Le tout avait été fait avec une certaine fermeté, mais toujours dans un état totalement décontracté. C’était normal après tout, il était sur son territoire, avec probablement de multiple sous-fifres réellement prêts à l’escorter hors des prémisses.

Si tout cela avait été une simple histoire de vampire ou non, le jeune homme aurait simplement fait comme à son habitude, il aurait foncé dans le tas sans scrupules. Mais toute cette histoire avait capté sa curiosité. Qu’avait voulu dire la goule par « c’est lui qui fout la merde » ? Si ce Renwick était vraiment une grosse prise, une certaine patience (assez rare) était de mise. Donc, Jeremiah retint son envie sauvage de donner un bon coup de poing dans ces dents blanches qui le mettaient au défi de faire une scène depuis le début. Non, il n’allait tout de même pas faire dans la dentelle, mais il n’allait pas se battre pour le moment. Gardant un extérieur, tout de même moins nonchalant que celui de son interlocuteur, mais tout aussi arrogant, afin de cacher qu’à l’intérieur il bouillonnait déjà de frustration contre les airs supérieurs du manager, il lui répliqua, parlant par-dessus la forte basse de la musique : « J’ai rien à vendre, relaxe. » C’était une peu ironique, car Renwick était tout à fait calme, s’il relaxait davantage il allait probablement se liquéfier sur cette colonne. Il ne servait plus vraiment à rien de se la jouer détective, clairement, cet homme n’allait pas répondre franchement aux questions qui l’intéressait. Il s’agissait plus de prendre connaissance du type d’adversaire à qui il avait peut-être affaire.

Ignorant totalement son commentaire quant à son comportement avec les clients du club, il enchaîna avec la réelle raison de sa visite.   « Alors c’est toi le fameux Renwick. J’avais imaginé quelqu’un de plus baraqué. » , ajouta-t-il pour aucune autre raison que d’être désagréable, comme bon nombre de ses actions. Il ne savait pas trop ce qu’il essayait de provoquer, mais il provoquerait quelque chose, c’était le but. « Je crois qu’on a quelques connaissances communes toi et moi. » , insinua-t-il sans trop de subtilité, pour voir ce que le manager ferait de cette information, comment il réagirait. Jeremiah continuait de soutenir son regard, mais il avait vraiment aussi envie d’une cigarette et se demandait si le respect de la loi anti-tabac était réellement de mise dans un tel endroit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Wallace Renwick «
avatar

clan brujah
Messages : 43

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Sam 14 Mai - 12:19

Après avoir passé près de 50 ans, maintenant, dans toutes sortes de boites de nuit, le vampire était assez fier de la qualité de son imitation. Il se souvient avoir été très irrité, dans les premiers temps, lorsque tout le monde criait pour lui parler et il préférait de loin se rapprocher pour les écouter de plus près, mais il s’était fait à cette manie humaine depuis. De plus, il faut dire que cela lui donne maintenant une bonne idée de qui semblent êtres humains et de qui ne le sont pas dans son club : il n’y a qu’à voir ceux qui supportent la forte musique le plus longtemps ou qui semblent entendre ce que les gens leur disent malgré la forte distance entre eux. Bien sûr, certaines créatures savent bien imiter les humains également, mais elles baissent parfois leur garde et commettent une erreur.

Celui en face de lui, pourtant, lui répond sur le même ton. Il lui assura qu’il n’avait rien à vendre, ce qui surpris le manager, bien que rien n’en paru sur son visage. Ce n’est pas un autre dealer, alors? Bon, il y a ça de bien, ça évitera des problèmes pour ce soir. Mais pourquoi chercherait-on à lui parler? Mille idées lui passent par la tête, mais il décide d’écouter ce que le jeune homme a à lui dire d’abord.

« Alors c’est toi le fameux Renwick. J’avais imaginé quelqu’un de plus baraqué. »

Cette fois, Wallace ne peux retenir son sourcil, qui s’arque bien haut d’étonnement. Pourquoi diable l’imaginait-il plus robuste ? Probablement parce qu’il a eu son nom dans un contexte impliquant qu’il possédait une grande force physique. Son sourcil s’abaisse lentement, réalisant que cette personne, face à lui, se doute probablement qu’il est un vampire. Il l’observe de nouveau avec cette idée en tête ; il pourrait être un vampire également et les ecchymoses sont très récentes. Il pourrait être un garou, aussi. Ou bien, encore, un chasseur. Dans tous les cas, il se demande bien de qui il a eu ses informations à son propos – et ce qu’il sait. Comme pour répondre à sa question, l’inconnu poursuivit.

« Je crois qu’on a quelques connaissances communes toi et moi. »

Le vampire penche la tête de côté, sa queue de cheval blonde balançant derrière son épaule un moment. Il le dévisage, l’analysant des pieds à la tête. Non, décidément, ce n’est pas un vampire. Et sa tête ne lui dit vraiment rien. Les mains toujours dans les poches, il se redresse pour surplomber l’autre homme de son 6’3, retrouvant son sourire carnassier avant de parler.

« Décidément, je ne vois pas. On ne fréquente visiblement pas les mêmes quartiers. »

Son regard gris lorgne les vêtements sombres et usés de l’autre dans le seul but d’être désagréable à son tour. C’est probablement encore plus insultant qu’il utilise un ton faussement innocent en parlant. Il ramène ses yeux sur ceux de l’autre et parle toujours assez fort pour couvrir la musique.

« Si j’avais votre nom, ça m’aiderais peut-être? »

Il le fixe, attendant une réponse, son visage sans cesse modifier par l’angle des lumières de couleurs illuminant les danseurs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Jeremiah Drysdale «
avatar

hunter avenger
Messages : 72

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Ven 27 Mai - 14:25

Vampire ou pas, il ne pouvait pas blairer le type, il y avait au moins ça de clair dans sa tête. Peut-être ses airs snobs, ses vêtements chics, son attitude, comme si tout lui était dû. Jeremiah avait fait une habitude de provoquer des bagarres, souvent à son désavantage, avec ce genre d’individu pour aussi peu de raison que leur manière de le regarder de haut, exactement comme ce Renwick. Alors que le manager souriait, jouissant clairement de son avantage physique et social, le jeune homme rongeait visiblement son frein. Sa façade arrogante n’était pas assez convaincante pour cacher le fait qu’il avait bien trop envie d’en coller une à cette espèce d’asperge malvenue. Lorsque le potentiel vampire fit une remarque sur le genre de quartier qu’ils fréquentaient ou pas, le hunter ne put s’empêcher de serrer le poing. C’était un des exercices de la gestion de la colère les plus difficiles qu’il avait fait, car à ce stade, normalement, il en serait déjà venu aux coups. Il n’avait aucune réplique cinglante qui lui venait à l’esprit pour rétorquer. Tout ce qu’il avait envie, c’était de foutre le feu aux longs cheveux de ce type. Quel genre d’homme avait ce genre de cheveux ? Il se prenait pour une princesse de Disney ou quoi ? Renwick lui demanda alors son nom. Jeremiah venait d’arriver, n’avait dit son nom à personne, il n’y avait littéralement aucun mal à divulguer son identité. Mais il n’en avait pas envie. Cette enflure ne méritait pas d’avoir des réponses à ses questions. Faisant des efforts gargantuesques pour garder son calme, le jeune homme écossais répondit : « Je pense pas que mon nom te soit utile. »

Il devait continuer de jouer le jeu s’il voulait avoir un peu d’information, ou une impression plus complète de celui à qui il avait affaire. Une impression plus étoffée que le fait qu’il était un snob avec un visage à frapper dedans. Jeremiah renchérit donc, avant d’en avoir assez et de tout foutre en l’air par une réaction violente. Fixant toujours le visage illuminé du manager, il continua : « On m’a dit que tu te serais fait toute une réputation Renwick. Comment elle m’a dit déjà… Ouais. Il parait que tu serais un fouteur de merde. » Il pouvait avoir l’air totalement débile en ce moment, mais il espérait que Renwick comprendrait ce dont il était question. Évidemment, il allait probablement feindre l’innocence. Jeremiah voulait lui faire savoir qu’il était sur ses traces. Peut-être était-ce une très mauvaise idée. On aurait dit la façon la plus expéditive de se faire liquider, arriver dans son antre par la porte d’en avant en faisant le fanfaron. Mais c’était ce que Jeremiah avait voulu faire. Il n’avait pas peur de ces monstres, et il ne ressentait pas le besoin de se cacher. Il était le chasseur, pas la proie. Ce n’était pas à lui d’avoir peur, mais bien ce Renwick.   « Je sais pas quels quartiers tu fréquentes tant que ça, mais je pense pas que ça plaise à la faune locale. », ajouta-t-il avec le plus de subtilité dont il était capable, donc, pas des tonnes.

Le jeune hunter n’avait aucune idée d’où il s’en allait avec cela, mais il y allait. Il aurait tant aimé avoir la capacité de déceler avec certitude les créatures, comme certains de ces collègues en était capables. Parce que si ce Renwick s’avérait réellement être un vampire, Jeremiah ne pouvait attendre de faire brûler ce club jusqu’à ce qu’il ne reste que de petites cendres. Il avait envie de remplir les conduits d’incendie d’essence et de mettre le feu au bar, s’asseoir dessus, et regarder Renwick brûler. Ça c’était une idée plaisante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Wallace Renwick «
avatar

clan brujah
Messages : 43

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Sam 28 Mai - 15:37

La musique lui semble graduellement moins forte, jusqu’à n’être qu’une vague mélodie en sourdine. Ses pupilles s’agrandissent lentement, ses iris grises s’amincissant dangereusement. Les danseurs ne sont qu’une masse sombre et mouvante derrière le chasseur. Parce qu’après ces propos à peine camouflés, le manager du Café de Paris ne voit pas d’autres options : l’inconnu ne peut être qu’un chasseur. Un chasseur qui connait son nom, son lieu de travail et, semblerait-il, un peu de ses actions récentes.

Si son expression reste froide et figée pendant quelques secondes, donnant presque l’impression qu’il se prépare à attaquer, il sait retenir son élan d’adrénaline comme un pro : on ne survit pas 144 ans sans un peu de self-control. En un éclair, il réfléchit à quelle parade adopter, puis se met aussitôt en scène. Il hausse les sourcils bien haut et soupire dramatiquement avant de sortir les mains de ses poches pour croiser les bras sur son torse.

« T’es un copain de Cheryl, c’est ça ? »

Le premier nom féminin lui étant venu en tête ; c’est le nom d’une employée à temps-partiel, humaine, pas trop moche, qu’il pensait virer si elle prenait encore un congé ce mois-ci. Peu importe comment celui en noir est informé, il ne connait vraisemblablement pas les noms de ses employés. Il poursuit sur un ton de vierge effarouchée.

« Il n’y a qu’elle pour m’appeler un ‘fouteur de merde’. La garce ! Écoute-moi bien, d’accord et dis-lui, une fois pour toute, que ce n’est pas mon problème si son fiancé a enfin décidé de sortir du placard, que si ce n’était pas en passant la nuit avec moi s’aurait été avec un autre et que je suis bien désolé que son mariage n’ait pas lieu, mais MERDE qu’elle n’envoie pas ses amis me faire chier jusque sur mon lieu de travail ! »

Il a monté le ton, vers la fin, de manière assez dramatique. Wallace est une personne sociale, qui a assisté à beaucoup de fêtes et, en conséquence, à rencontrer toutes sortes de personnes. Il sait exactement le genre de choses qui mettent les autres mal à l’aise au point de tirer court à une conversation que l'on ne veut pas avoir. L’hystérie face à des drames superficiels en est une ; la mention de son homosexualité en est une autre. La combinaison des deux devrait avoir l’effet recherché. Bien sûr, c’est une histoire bidon, mais elle pourrait presque sembler vrai – il faut dire qu’une situation similaire lui est bel et bien arrivée, seulement, il n’y a pas réagi de cette façon. Avec une telle exclamation, il espère que le chasseur pensera à un malentendu, ou au moins qu’il est un vampire idiot qui ne comprend pas du tout la situation présente. En tous les cas, ça lui permettra surement de semer le doute assez longtemps pour s’éclipser et ne pas créer une scène plus sanglante dans son club.

Il lance des regards autour, comme embarrassé de s’être laissé emporter, puis décroise les bras avant de retrouver son volume de voix du départ. Il braque son regard sur l’autre.

« Vraiment, ça devient embarrassant même pour elle. »

Et comme une fleur, il amorce un départ à grand pas, voulant contourner l’autre avec le menton bien haut de l’homme indigné. Il aurait été un bon acteur, mais il s’est dit que de faire connaitre son visage au monde entier n’était pas une bonne idée lorsque l’on est immortel. Dommage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Jeremiah Drysdale «
avatar

hunter avenger
Messages : 72

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Mer 1 Juin - 22:47

Cheryl ? Jeremiah ne connaissait pas de Cheryl. En fait, le nombre de personne que Jeremiah aurait pu affirmer réellement connaître ne dépassait pas le nombre de doigts sur ses mains. Pendant moment, le chasseur se mit à se demander si le manager ne faisait pas référence à la goule qu’il avait rendue infirme pour obtenir les informations qui l’avaient amené ici. Il ne connaissait pas son nom, elle aurait très bien pu s’appeler Cheryl pour tout ce qu’il savait. Était-ce une brèche dans la façade du grand maigre ? Si vite ? À quoi jouait-il ? Jeremiah resta suspicieux un instant, mais n’eut pas le temps de répondre avant que Renwick en rajoute. Ce fut à partir de ce moment que la conversation prit une tournure à laquelle le jeune homme ne s’attendait pas du tout.

Les yeux de Jeremiah se transformèrent alors en deux grandes soucoupes, ne revenant pas de ce qu’il entendait. Mais de quoi cet hurluberlu parlait-il donc tout à coup ? Un fiancé qui sortait du placard ? Une nuit avec lui ? Un mariage ? C’était quoi cette merde ? Le jeune écossais n’arriva pas à effacer la plus complète incompréhension décontenancée de son visage. Croyait-il qu’une cocue l’avait envoyé faire les gros bras au Café de Paris pour une bête histoire de sexe ? Il était venu pour savoir si Renwick était un vampire, pas pour savoir où est-ce qu’il laissait traîner ses parties intimes. Clairement, il y avait un malentendu sur leurs intentions. « …Quoi? », finit-il par demander, complètement confus sur ce dont quoi on l’accusait tout à coup. L’avait-on envoyé sur une fausse piste ? S’était-il trompé dans tous ces sous-entendus ? Venait-il de royalement perdre son temps parce qu’il s’était fait trop d’idées ? Si oui, il était le pire des idiots sur Terre. Oui, il ne pouvait pas sentir ce Renwick, mais peut-être juste parce qu’il était un bourge arrogant, et pas parce qu’il buvait du sang sur ses heures de pause. Ces questions passaient dans son esprit à toute allure alors que son hypothétique proie mettait clairement fin à l’altercation, s’éloignant d’un air offusqué.

Le jeune chasseur ne sut pas trop quelle mouche le piqua à cet instant précis. D’un pas vif, il rattrapa Renwick avant de le perde dans la foule, étirant le bras pour tenter d’attraper le poignet de l’autre. Il aurait dû abandonner après cette bourde. Mais quelque chose qu’il ne s’expliquait pas l’avait poussé à empêcher Renwick de partir. Un instinct, une folie passagère ? Aucune idée. Mais Jeremiah décida rapidement de suivre cette intuition. Renwick mentait peut-être. Peut-être n’était-ce qu’une diversion. Pourquoi la goule lui aurait-elle donné un mauvais nom, sachant qu’il pouvait la retrouver et se venger de mauvaises informations. Ce n’était pas une fausse piste, cela ne pouvait tout simplement pas être une fausse piste. Reprenant son aplomb, il lança au grand homme aux cheveux longs : « J’ai pas fini avec toi Renwick. » Mais clairement, il n’avait plus le temps de tourner autour du pot. Le manager allait probablement se fatiguer d’être ainsi importuné et allait le faire sortir sans cérémonies. Il fallait être plus concis, quitte à bluffer sur ce qu’il savait ou pas. « Je sais ce que tu es. Et quand j’en aurai le cœur net, tu verras que, moi aussi, je peux foutre la merde. » Il avait dit cela en le regardant bien dans les yeux, avec une expression qui laissait peu de doute sur la violence de sa motivation. Cheryl ou pas, il avait bien dit à ce Renwick qu’il ne le craignait pas… Ou il se trompait encore et avait l’air d’un complet psychopathe… Un des deux. Mais Jeremiah avait la sensation que bien qu’il ait eu l’air complètement disjoncté plus d’une fois, cette situation était différente.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Wallace Renwick «
avatar

clan brujah
Messages : 43

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Dim 5 Juin - 1:07

Après quelques pas, le manage se disait qu’il avait gagné la partie : avec la tronche que tirait le chasseur, il devait avoir brouiller les pistes de façon phénoménale et le vampire se retenait à grand peine de ne pas éclater de rire. Il se faufilait entre les danseurs, évitant adroitement coudes et épaules surprises, lorsqu’une main saisit son poignet. Si la force de celle-ci n’était rien pour l’arrêté, il a pris l’habitude de stopper immédiatement lorsque quelqu’un essai de le retenir : il serait suspicieux, après tout, qu’il échappe à toutes poignes comme un train fou impossible à arrêter.

« J’ai pas fini avec toi Renwick. »

Le grand blond s’arrête et se retourne, un air impassible sur le visage. Eh bien, il semblerait que sa diversion n’ait pas fait effet longtemps. Ça aura valu la peine, toutefois, ne serait-ce que pour avoir vu l’air ahuri sur le visage de celui en noir : Wallace est persuadé que ce n’est pas donné à tout le monde. Comme pour le lui prouver, l’autre reprend la parole.

« Je sais ce que tu es. Et quand j’en aurai le cœur net, tu verras que, moi aussi, je peux foutre la merde. »

Oh, en voilà une expression effrayante. Certainement, ce chasseur se ferait un plaisir de lui serrer le cou jusqu’à ce que sa tête saute avec un « pop! » digne d’une poupée de plastique. Face à ce regard, malgré tous ses efforts, le vampire ne peut retenir un rictus amusé de déformer ses lèvres. De toute manière, à cet instant, il sait pertinemment que le chasseur s’est déjà fait une réflexion sur la fraîcheur anormale de sa peau.

Reprenant le contrôle de son visage, il se débarrasse de son rictus avant de baisser les yeux sur son poignet. De sa main libre, il vient doucement saisir le poignet de l’autre homme, l’encerclant de ses doigts glacés pour lui faire lâcher prise avant de le lâcher précipitamment. Il ramène son regard gris dans celui du chasseur. Son côté fier lui donne cette incroyable envie de lui lancer une réplique cinglante, mais il se retient : il vient à peine de commencer son projet à Fitzrovia, il ne va pas tout foirer en se dévoilant stupidement à un chasseur, ce qui le forcerait à quitter la ville. Il se passe plutôt la langue sur les lèvres, en replaçant sa manche.

« Passe le bonjour à Cheryl. »

Il a parlé d’un ton égal, assez fort pour surplomber la musique, puis tourne les talons en gardant les yeux sur l’autre avant de complètement se détourner et de traverser la salle en direction de la porte « Employees Only ». On dirait bien qu’il a une nouvelle épine au pied… Il ose espéré que celle-ci a assez de savoir vivre pour ne pas causer de drame dans son club.

Il a un sourire en passant la porte, replaçant une mèche fuyarde derrière son oreille. Peut-être, pour une rare fois, Wallace devra prendre les devants : en apprendre plus sur le mystérieux chasseur pour pouvoir répliquer à ses attaques.

Et aussi, qui sais, peut-être l’écraser avant qu’il ne revienne le voir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Jeremiah Drysdale «
avatar

hunter avenger
Messages : 72

MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   Mer 29 Juin - 20:43

Le contact entre la peau de Renwick et celle du chasseur lui fit l’effet d’un seau d’eau glacé qu’on aurait soudainement lancé sur son visage. Sentant la froideur morbide du poignet entre ses mains, Jeremiah se raidit d’un coup, sentant son cœur sauter un battement l’espace d’un instant. C’était la peau d’un mort qu’il touchait. Il ne se rappelait pas avoir ainsi touché un vampire. Normalement, il y avait toujours un objet entre cette peau livide ou la sienne. Ou ses mains étaient serrées en poings. Le jeune homme n’avait jamais pris le temps de réaliser à quel point c’était froid. Le sang revint tambouriner à l’intérieur de ses oreilles, tout son corps le sommant de se jeter sur sa proie, ici, devant tout le monde, envoyant au diable les conséquences. Ce fut à ce moment que Renwick se retourna vers lui, souriant. Il n’affichait pas un sourire pareil aux précédents, cordiaux, arrogants tout au plus. Renwick savait, il savait exactement ce dont il était question. Il n’y avait pas vraiment de Cheryl. Jeremiah réprima une étincelle de peur naissant au creux de son ventre. Cela n’avait rien à voir avec le menu fretin qu’il exécutait dans les ruelles. Renwick était à tout autre niveau.

Le chasseur se calma aussitôt de peur de devenir très vite la proie. Il ne résista pas lorsqu’une main vint ôter la sienne de sur le poignet blanc de son propriétaire. Son instinct était probablement furieux, mais cette crainte pourtant infime avait eu raison pendant un instant de sa témérité. Son bras revint mollement le long de son corps. Bien que le bar était mal éclairé, bondé et bruyant, il ne semblait plus occupé que par le jeune écossais et le vampire. Il entendit très clairement ce que l’autre lui adressa alors. Les mots qu’il prononçait, mais surtout, ceux qu’il n’avait pas prononcés. Tous deux savaient à présent qu’il n’y avait pas de Cheryl. Mais son langage corporel ne pouvait être plus clair. Que la partie commence. Voilà ce qu’il avait très clairement entendu entre les danseurs. Il avala sa salive, regardant l’autre se retourner et disparaître de son champ de vision.

Il voulait des preuves, voilà qu’il en avait. Il avait aussi la certitude qu’il lui serait impossible de simplement entrer par la porte d’entrée et de foncer dans le tas, dans ce cas-ci. Il allait avoir besoin d’un plan. Ce qui, dans le cas de Jeremiah, signifiait qu’il s’agissait d’une très grosse prise. Il avait la conviction qu’il avait ainsi discuté avec la proie la plus dangereuse qu’il n’ait jamais croisé. Ce Renwick était clairement dangereux, et il se devait d’en savoir plus sur lui, beaucoup plus. Mais pas ce soir. Fourrant ses mains dans ses poches, l’air pensif, mais décidé, il jeta un œil vers la sortie du club, s’y dirigeant. Cet endroit le faisait suffoquer, il n’en pouvait plus. Surtout, il avait un plan d’action à imaginer. Alors qu’il passait la porte, la peur qu’il ressentait s’était transformée en excitation. La partie avait bel et bien commencé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
» Contenu sponsorisé «



MessageSujet: Re: hunting for fierce beasts [pv. wallace]   

Revenir en haut Aller en bas
 

hunting for fierce beasts [pv. wallace]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Farrakhan corrige Wallace à 60min
» Mike Wallace sur 25 verges
» Crew's Fierce Attack !
» And though she be but little, she is fierce
» Mikhail " Psycho " Kamarov, War transforms us into beasts [OVER]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ASHES TO ASHES :: Hôtel de Ville :: Jardin Public :: Sujets terminés-